La Liste des médicaments dangereux à bannir :

Article mis à jour le 16 janvier 2020

La Revue Prescrire vient de publier sa nouvelle liste des médicaments « plus dangereux qu’utiles ». C’est une manière polie de dire que ce sont des poisons inefficaces.

Et en effet, quasiment tous les médicaments cités dans cette « liste noire » sont inutiles et dangereux.

J’en ai extrait pour vous les plus répandus – c’est bon à savoir, au cas où vous ou l’un de vos proches prendrait ces médicaments !

Alors voyons ensemble ces médicaments qu’il faut éviter à tout prix.

Médicaments dangereux : Évitez à tout prix ces « remèdes » contre le rhume :

En ce début de saison hivernale, Prescrire rappelle que la plupart des « décongestionnants » contre le rhume sont des catastrophes.

Il s’agit pourtant des médicaments hyper vendus en pharmacie : Humex, Actifed, Fervex etc.

Voici ce que dit la revue Prescrire :

« Les décongestionnants par voies orale et nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine et le tuaminoheptane) exposent à :

des troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées hypertensives, accidents vasculaires cérébraux, troubles du rythme cardiaque dont fibrillations auriculaires)

et à des colites ischémiques.

Ce sont des effets indésirables disproportionnés pour des médicaments destinés à soulager des troubles bénins et d’évolution rapidement favorable tels que ceux du rhume ».

On ne saurait mieux dire !

J’en profite pour vous rappeler qu’il faut éviter aussi de prendre des médicaments contre la fièvre (paracétamol, aspirine, etc.), en cas de rhume ou d’état grippal.

Je vous l’ai expliqué en détail dans ma dernière lettre : la fièvre est votre meilleure alliée pour guérir plus vite, alors évitez de la faire baisser bêtement !

Alzheimer : Des médicaments dangereux, évidemment

Sans surprise, la revue Prescrire met dans sa liste tous les médicaments contre Alzheimer.

Tout le monde est d’accord pour dire qu’ils sont néfastes.

Même la Haute Autorité de Santé a rendu récemment un rapport concluant qu’ils sont inutiles et dangereux[1].

Il s’agit du donépézil (Aricept), de la galantamine (Reminyl), la rivastigmine (Exelon) et de la mémantine (Ebixa)

Comme le résume la revue Prescrire :

« Aucun de ces médicaments n’a d’efficacité démontrée pour ralentir l’évolution vers la dépendance et ils exposent à des effets indésirables graves, parfois mortels. »

Et pourtant, ils continuent d’être prescrits massivement par les médecins… et remboursés par la Sécurité Sociale !

Si vous êtes concerné par la maladie, je vous invite à lire ma lettre sur les traitements naturels contre Alzheimer

Beaucoup d’anti-dépresseurs dans la liste des médicaments dangereux !

La Revue Prescrire rappelle qu’aucun anti-dépresseur n’est « miraculeux »… mais estime que certains sont plus dangereux que d’autres :

« Plusieurs médicaments autorisés dans la dépression exposent plus que d’autres antidépresseurs à des risques graves, sans avoir une meilleure efficacité que les autres, qui ont en général une efficacité modeste, souvent d’apparition lente »

Parmi les molécules déconseillées par la Revue : l’agomélatine (Valdoxan), la duloxétine (Cymbalta), le citalopram (Seropram) et l’escitalopram (Seroplex), la venlafaxine (Effexor) et la tinaptine (Stablon).

Notez que le Seroplex est l’un des antidépresseurs les plus vendus en France…

De mon côté, vous savez que je préconise d’éviter autant que possible les anti-dépresseurs quels qu’ils soient !

Il est à mon avis impératif d’essayer d’abord toute la palette des remèdes spirituel et naturels validés scientifiquement (activité physique, luminothérapie, psychothérapie, phyto-aromathérapie) avant de prendre le risque de modifier la chimie de votre cerveau avec ces médicaments.

Médicaments dangereux : La folie des anti-inflammatoires pris tous les jours

Les médecins de la Revue Prescrire sont aussi très sévères contre la plupart des médicaments anti-inflammatoires.

Voici ceux qu’ils déconseillent le plus :

« Le célécoxib (Celebrex° ou autre), l’étoricoxib (Arcoxia° ou autre) et le parécoxib (Dynastat°) exposent à un surcroît d’accidents cardiovasculaires (dont thromboses et infarctus du myocarde) et d’effets indésirables cutanés par rapport à d’autres AINS aussi efficaces »

« L’acéclofénac (Cartrex° ou autre) et le diclofénac (Voltarène° ou autre) par voie orale exposent à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d’origine cardiovasculaire par rapport à d’autres AINS aussi efficaces. »

Cela dit, Prescrire n’est pas tout à fait à jour.

Car ils estiment que l’Ibuprophène est moins risqué que les autres, même s’ils recommandent d’en prendre « à la plus petite dose efficace et pour une durée aussi courte que possible ».

En réalité, TOUS les anti-inflammatoires ont, grosso modo, le même degré de risque, y compris l’Ibuprofène, le numéro 1 des ventes !

Prenez les résultats de cette grande étude scientifique, publiée en mai 2017 dans le prestigieux British Medical Journal [2].

Dès la première semaine, votre risque d’infarctus :

  • Augmente de 48 % avec l’Ibuprofène ;
  • Augmente de 50 % avec le Diclofénac ;
  • Augmente de 53 % avec le Naproxène ;
  • Et de 58 % avec le Nofecoxib !

Comme vous le voyez, il n’y en a « pas un pour racheter l’autre » !

Anti-nausées, anti-diarrhées … « les best sellers » dans la liste des médicaments dangereux

Prescrire s’attaque à raison à de grands « best-sellers » vendus par les pharmacies…

…à commencer par les anti-vomitifs et anti-nauséeux qui se vendent très bien :

« La dompéridone (Motilium° ou autre), le dropéridol (Droleptan° ou autre) et la métopimazine (Vogalène°, Vogalib°), des neuroleptiques, exposent à des troubles du rythme cardiaque et des morts subites, effets indésirables disproportionnés par rapport aux symptômes traités et à leur faible efficacité sur les nausées et vomissements, et sur les reflux gastro-oesophagiens pour la dompéridone »

Ils clouent aussi au pilori un « anti-infectieux » intestinal bien connu, l’Ercéfuryl, qui est pourtant encore massivement prescrit, notamment en cas de voyage dans des pays exotiques.

Problème : ce médicament n’a « aucune efficacité clinique démontrée dans les diarrhées » et il « expose à des effets immunologiques graves » !

Vous voyez le nombre de médicaments inutile et dangereux qu’on nous fait avaler ??

Et ceci n’est qu’un petit échantillon de tous les médicaments cités !

Si vous prenez des médicaments, je vous invite à lire en détail la liste de la Revue Prescrire (ici), vous y trouverez aussi des anti-cancéreux, des médicaments pour le cœur, contre le diabète ou pour le poumon.

Cette liste est fiable, à deux problèmes près.

D’abord, il y a un « médicament » qui n’a RIEN A Y FAIRE.

Que diable vient faire la glucosamine dans cette liste des médicaments dangereux ?

Figurez-vous que, au beau milieu de toutes ces molécules chimiques dangereuses, la revue Prescrire a ajouté de façon incompréhensible…

… une molécule 100 % naturelle, fabriquée par le corps humain…

… et qui s’appelle la glucosamine !

« La glucosamine (Voltaflex° ou autre) expose à des réactions allergiques (angioedèmes, néphropathies interstitielles aiguës) et à des hépatites », dit la Revue Prescrire.

Là, je le dis tout net, Prescrire se moque du monde.

Sur le risque allergique d’abord : il est vrai que la glucosamine est extraite de crustacées, et que les personnes qui y sont allergiques doivent être vigilantes.

Mais il suffit de le savoir… et en plus, une étude clinique récente a montré que les personnes allergiques aux crevettes pouvaient prendre de la glucosamine sans problème[3] !

Sur les « hépatites », c’est assez sidérant.

Doliprane, Efferalgan : Les grands absents de la liste de médicaments dangereux !

Il n’a jamais été prouvé que la glucosamine puisse faire du mal au foie.

Par contre, savez-vous quel médicament est la cause numéro 1 des insuffisances hépatiques aigües dans les pays occidentaux ?

Le paracétamol (Doliprane, Efferalgan)

Ce n’est pas moi qui le dit, mais un rapport officiel du Ministère de la Santé au Canada[4].

Et pourtant, la Revue Prescrire n’a pas jugé bon d’inscrire le paracétamol  sur sa liste…

…alors qu’elle y a placé la glucosamine, un produit sûr et efficace contre l’arthrose[5] !

En fait, malgré son « indépendance » vis à vis des laboratoires pharmaceutiques, la Revue Prescrire a deux grands défauts :

Elle est animée par des médecins « classiques » très méfiants vis à vis de la médecine naturelle, à laquelle ils ne connaissent rien ;

Et ces médecins sont encore trop gentils à l’égard de beaucoup de médicaments.

La preuve ? Ils ont « oublié » de mettre sur leur liste les statines et les IPP !

Médicaments dangereux : pourquoi innocenter les anti-cholestérol et les anti-acides ??

Pour moi, le « crime » le plus grave de la revue Prescrire, c’est de faire totalement l’impasse sur la dangerosité de deux grandes classes de médicaments : les anti-cholestérols et les anti-acides.

Si vous êtes un fidèle lecteur de ma lettre, vous savez que le cholestérol est innocent dans les maladies cardiaques et que le faire baisser artificiellement est très dangereux

Vous savez aussi que je considère les médicaments anti-acides IPP contre les douleurs d’estomac  comme le prochain scandale sanitaire – et il sera énorme.

Eh bien aucun de ces médicaments ne figure dans la liste de la revue Prescrire !

Pourquoi ? C’est un peu long à expliquer, mais ceux qui sont intéressés par la question trouveront une explication très convaincante sur le blog du Dr Michel de Lorgeril (ajout d’un lien) .

Quoi qu’il en soit, il faut tout de même féliciter Prescrire sur un point.

Si on arrêtait de prescrire et consommer les médicaments dangereux de leur liste (sauf la glucosamine !), les patients se porteraient déjà beaucoup, beaucoup mieux !

Alors moi, j’essaie de voir le verre à moitié plein…

…et je félicite la revue Prescrire pour cette liste qui fera plus de bien que de mal !

Sources

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85 commentaires

Y. MASSON 6 mai 2018 - 22 h 59 min

Merci de cet éclairage précieux.

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Dan 6 mai 2018 - 20 h 19 min

Boccco
J’ai. Reconnu pas mal de médicaments. utilisés. dans les hôpitaux, puisque j’y ai travaillé dans plusieurs services en tant aide soignante.
Quant à moi, je n’en prends pas, je me soigne avec les épices en fusions. Remèdes très efficaces j’en ai un volume complet. Je vous dit merci mais j’avais déjà une liste.

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Micheline Bureau 6 mai 2018 - 18 h 13 min

Bonjour. Merci pour les informations, dont je suis en générale, tout à fait d’accord.

Cependant, suite à une expérience personnelle, je veux vous informer où la glucosamine peut agraver un malaise.

En 1971, suite à un accident de bicyclette, ( la pédalle a passé au travers la cheville et mon pied ne tenait à ma jambe que par le tendon d’achille.)

Bien sûr, j’ai eu une dixaine d’opérations pour garder ce pied. ( Je ne suis pas certaine d’avoir fait le bon choix mais comme j’avais 19 ans, c’était pour moi, le solution idéale du moment)

Au cours des années 90, j’ai connu la Glucosamine. Ça m’a beaucoup soulagée au début. Puis, après un an ou deux, des douleurs atroces sont apparues dans les maléoles, tibia et péroné, qui avaient été reconstruits à partir d’une greffe, prise sur ma hanche.

Je suis allée voir une naturopathe car malgré une grande souffrance, j’essayais de me soulager avec des produits naturels.

Elle m’a conseillée d’arrêter la glucosamine pour au moins trois mois. Je lui ai dit qu’il me serait impossible de marcher, j’étais découragée.
Elle m’a expliqué (à l’époque je crois qu’il n’y avait que des capsules) que les petits cristaux étaient bloqués à plusieurs endroits dans ma cheville et jambe et que c’est l’accumulation de ces cristaux qui amenait cette douleur. En effet, après quelques mois d’arrêt, ma cheville a désenflé.

J’ai alors connu le collagène qui m’a donné un grand soulagement. Puis, en liquide Collagène, Glucosamine, MSM…) et les grandes douleurs sont encore apparues. Pourtant je ne suis pas allergiques aux crustacés ou fruits de mer.

J’en suis venue la croire que dans les grandes blessures, où la circulation sanguine se fait lentement, la glucosamine s’accumule et crée des douleurs semblables à un surplus d’acide urique.

J’en suis maintenant qu’au COLLAGÈNE. pour moi, c’est ce produit naturel qui m’apporte le plus de soulagement.

Si les gens peuvent ajouter la glucosamine au collagène sans effets secondaires, je sais que c’est la meilleur combinaison.
Cependant, où il y a plusieurs chirurgies, je le déconseille.

MERCI BEAUCOUP de m’avoir lue jusqu’à la fin.
J’espère que mon témoignage pourra apporter une autre information à vos connaissances.
Bonne Journée
Micheline Bureau

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Ursula Müller 6 mai 2018 - 18 h 07 min

les médecins actuels me dégoûtent de plus en plus .
Ils y en a pourtant encore auxquels le bien-être du malade importe. Mais aujourd’hui il est impératif de
s’instruire soi-même pour pouvoir juger des traitements proposés et éventuellement les refuser.
C’est incroyable! Plusieurs fois je me suis dit « heureusement que je suis vieille et je ne dois plus me battre pour ¢a »!!

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Didine 6 mai 2018 - 16 h 18 min

Arrêtez avec vos bêtises et vos « études-rapports »… Tous les médecins essayeraient de nous empoisonner sauf vous !
La nature et les plantes n’ont pas encore combattu un cancer !

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Masson 6 mai 2018 - 11 h 33 min

Bravo pour vos articles. Continuez. Big pharma empoisonné le monde. Claude

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Masson 6 mai 2018 - 11 h 31 min

Bravo pour vos articles. Continuez. Il faut luter con Big pharma qui empoisonne le monde

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HUI BON HOA LAMBERT 6 mai 2018 - 9 h 57 min

prenant connaissance et après lecture de votre derniere lettre, apres avoir changé 3 fois de médecin généraliste en 8 ans, j’ai enfin trouvé un généraliste prenant en compte la liste des médicaments me provoquant des réactions allergiques (victime deux fois notamment d’oedemes de QUINCQUE (pas sûre de l’orthographe de ce vocable).Ce médecin n’a pas manqué d’en citer la liste en m’adressant a des confreres spécialistes. Je suis allergiques aux AINS. au cours de ma vie, j’ai eu des épisodes de dépression sévères, mais ai constamment refusé les traitements par anti-dépresseurs (sauf à sa création LE PROZAC,, que j’ai pris assez longtemps mais qui a été diminué peu à peu, puis à ma demande totalement supprimé. Selon mon expérience personnelle, j’ai constaté (et surtout en consultations ou séjours hospitaliers après interventions chirurgicales) que les médecins spécialistes en particuliers ne tiennent aucun compte de ce que dit le malade au sujet de ses réactions aux prescriptions de médicaments en médecine allopathique, même avec preuve d’effets secondaires déclarés, nient pour quelque uns l’efficacité de l’accupuncture, de l’homéopathie ou de toute autre médecine et prescrivent trop rapidement après un diagnostic trop rapide et que la vente libre en pharmacie de toutes les inventions des laboratoires est dangereuse pour la santé publique.

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Droual 6 mai 2018 - 9 h 34 min

Bonjour…la critique est toujours facile, que proposez vous pour remédier à tous nos malaises ?

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Adam Catherine 6 mai 2018 - 8 h 36 min

et le Trazolan? serait-il la cause d’une stéatose ,de la maladie de Gougerot Sjogren dont je souffre?Merci

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