Laurent, 57 ans, sauvé grâce à l’agriculture BIO !

C’est une belle histoire, qui redonne le sourire.

Laurent Varillon est agriculteur depuis son plus jeune âge.

Sa petite ferme du Périgord, il l’a héritée de ses parents.

Depuis plusieurs générations, des vaches paissent tranquillement dans ses cinquante hectares de prés, entourés de forêts de chênes et de châtaigniers.

Plus tard, Laurent compte bien transmettre son terrain, ses bêtes et son savoir-faire à ses enfants, Delphine et Arthur, déjà très actifs à ses côtés.

Laurent est un producteur laitier. Dans les années 1990, il a aussi décidé de se « diversifier » en cultivant du maïs.

Tout ceci, avec des méthodes « conventionnelles », c’est à dire chimiques.

Mais un premier déclic a lieu en 2001.

Empoisonné, malgré un travail de forçat

Comme tant d’autres agriculteurs, il est victime d’un empoisonnement avec ses propres pesticides – un désherbant pour maïs.

C’est là, pour la première fois, qu’il envisage de se mettre au bio.

Mais le rythme effréné de la ferme lui laisse peu de temps pour faire le « grand saut ».

Tous les jours, il se lève à 6 heures et travaille sans relâche jusqu’à la nuit tombée.

Il lui arrive régulièrement de faire des « nocturnes », comme ces cadres parisiens « pressurisés » par leur employeur.

Pas pour boucler un dossier… mais pour mettre à bas une vache, par exemple (les veaux ne choisissent pas forcément de naître entre 9h et 17h !).

Même chose lorsqu’il doit faucher les foins : c’est une période pendant laquelle il dépasse allégrement son heure habituelle de coucher (22h).

Et n’imaginez pas qu’il puisse profiter de week-ends ou de jours fériés : qu’on soit le 1er janvier ou le 14 juillet, les vaches ne vont pas s’occuper d’elles-mêmes toutes seules !

Mais, à l’image de la plupart des agriculteurs, Laurent est stoïque :

« Je ne me plains pas. J’aime mon métier. Même si parfois, on aimerait souffler un peu ».[1]

Le vrai problème est ailleurs.

A deux doigts de la ruine

A partir de 2009, c’est la descente aux enfers financièrement.

Il n’arrive même plus à se verser un salaire.

Le peu qu’il gagne, il doit le dépenser immédiatement :

  • Dans l’alimentation de ses vaches ;
  • Dans les frais de vétérinaire ;
  • Dans les assurances sociales ;
  • Et dans les remboursements de crédit – il a été obligé d’emprunter pour mettre sa ferme « aux normes » réglementaires.

Heureusement que son épouse Sophie a une activité extérieure. Sinon, il n’aurait tout simplement plus été capable de nourrir sa propre famille.

Mathématiquement, cela ne passe pas : Lactalis (le géant mondial du lait, qui vend les briques de Lactel, mais aussi les camemberts Président, le roquefort SociétéBridélice…) lui achète son lait 29 centimes le kilo… alors que son coût de production est de 35 centimes.

Il n’a plus le choix : il se lance dans le projet qui lui trottait dans la tête depuis des années.

Une transition au bio réussie en deux ans !

Dès 2014, il entame la transition au « bio ».

Il ne  donne plus le moindre aliment industriel à ses vaches.

ll les nourrit mieux, les soigne mieux, il se met au 100 % « naturel ».

Avec ces nouvelles méthodes, il a l’impression de revivre : « je fais mon vrai métier, qui est d’observer les plantes et les animaux pour mieux nourrir les gens »

Et en mai 2016, ça y est, il obtient la certification bio !

Immédiatement, il quitte Lactalis et rejoint Biolait, une coopérative contrôlée par des éleveurs.

Là, il peut vendre son lait 48 centimes le kilo.

Pas de quoi rouler sur l’or, mais enfin de quoi vivre dignement de son travail !

En août 2017, il raconte son soulagement :

« Aujourd’hui, je ne travaille plus pour rien. Enfin, je parviens à sortir un salaire. Mieux, je suis en passe d’éponger toutes mes dettes. C’est grâce à la conversion vers l’agriculture bio que notre exploitation a été sauvée ».[2]

C’est une histoire qui finit bien, et qui devrait en inspirer d’autres !

Le vrai « coupable » de la crise des éleveurs

Face à la « crise des éleveurs », il est de bon ton d’accuser « le système » ou la « grande distribution ».

C’est vrai que les acteurs du système industriel sont peu reluisants. Comme le dit Laurent Varillon lui-même :

« Dans l’agriculture, les banques, les industries chimiques et les grands groupes agro-industriels sont tenus par quelques mains dans un état d’esprit un peu mafieux. C’est ce système qui a promu l’agriculture conventionnelle et chimique ».

En effet, mais il ne faut pas oublier une chose.

Le vrai responsable de cette situation, en fin de compte, sera toujours le consommateur, c’est à dire vous et moi.

Ce sont les consommateurs qui ont tiré les prix vers le bas, acceptant de renoncer à la « qualité » pour économiser sur leur budget « nourriture ».

Si tout le monde exigeait de la qualité, les industriels seraient obligés de se plier à cette volonté.

Le problème est que cela signifie qu’il faut payer plus cher pour avoir de meilleurs produits.

Si Laurent arrive à vivre aujourd’hui, c’est parce qu’il vend son lait bio à un prix nettement plus élevé que le lait conventionnel.

Derrière la crise des éleveurs, il y a donc un profond changement de mentalité à réaliser.

Si vous trouvez normal de payer 1 euro le litre de lait dans le supermarché à côté de chez vous, ne vous étonnez pas qu’il contienne des pesticides et des antibiotiques.

C’est la même chose pour les viandes, les œufs, les fruits et les légumes ! La qualité se paie !

La vrai « conversion » ou « transition » ne doit pas se faire seulement dans les champs, mais dans les têtes !

Soit vous avez du temps, et vous pouvez obtenir des prix raisonnables en vous rendant directement chez le petit producteur (et en cuisinant tout de A à Z).

Soit vous profitez de la simplicité offerte par les commerçants, et vous devez payer plus cher pour avoir de la qualité.

C’est plus facile à dire qu’à faire, évidemment, surtout quand on a déjà du mal à boucler les fins de mois.

Mais je pense que pour 90 % des gens, il s’agit d’abord d’une question de choix.

On s’est habitué à « économiser » énormément sur l’alimentation. Mais il faut inverser les priorités : ce que vous avalez, ce que vous mettez dans votre propre corps devrait être ce qu’il y a de plus important au monde !

Beaucoup plus important que n’importe quel ustensile, vêtement ou sortie !

Et c’est aussi un investissement rentable à long terme : pensez à ce que vous économiserez en frais de santé en savourant de bons produits !

Ce n’est pas (que) moi qui le dit, mais le plus éminent nutritionniste au monde, le Professeur Willet de l’Université de Harvard :

« Des changements modérés dans le mode de vie et l’alimentation permettaient de prévenir 80% des maladies cardiovasculaires et 90% des diabètes de type 2. La majorité des cancers colorectaux peuvent également être prévenus grâce à l’alimentation et le mode de vie ».[3]

On pourrait ajouter l’arthrose, Alzheimer, Parkinson et tant d’autres maladies.

Alors, ne pensez-vous pas que manger sain et bio mérite de faire un petit effort financier ?

Si vous me lisez, c’est probablement que vous en êtes déjà convaincu… mais pensez aux autres, et n’hésitez pas à leur transmettre ce petit message, ou à le partager sur Facebook !

Bonne santé,

Xavier Bazin

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Sources



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55 réponses à « Laurent, 57 ans, sauvé grâce à l’agriculture BIO ! »

  1. gastornis says:

    Bonjour, Entendu chez le coiffeur.
    Le lait bio? une fermière raconte: « chez moi le camion de ramassage ramasse toutes les fermes dans sa tournée, bio ou pas. Donc les laits sont mélangés. Pensée vous sérieusement qu’un camion bio va se déplacer rien que pour une ferme? »
    Bonne journée.

  2. Odile AUCLAIR says:

    Merci pour cette « belle histoire qui redonne le sourire », mais une remarque quand même concernant la conversion réussie en 2 ans… il y a quelques années en arrière, la conversion en bio se faisait sur 7 années !! Ça donne à réfléchir à l’évolution de la notion de « bio » et des normes.
    Depuis 30 ans que je pratique la consommation du bio, je vois la tête des fruits et légumes bio ressembler de plus en plus à des tronches de fruits et légumes de supermarché. Aspect mais goût également. Le bio commence à m’inquiéter… !

  3. BELLIARD Thierry says:

    Bonjour. Je suis président de mon association de jardinage « Jardiniers en pays d’Auge » 14100. Je jardine au naturel, et ma charte est le respect de la planète (Zéro pesticide) pour mes + de 250 adhérents. Nous complétons avec des produits de maraîchage Bio, magasin Bio, et santé de médecine douce au naturel. J’organise des sorties natures pour expliquer les vertus des plantes sauvages, et leur utilité…J’essaie d’amener mes adhérents à être encore plus en phase avec la nature, mieux la connaître, et mieux la comprendre car sans les plantes ni les animaux l’homme de serait rien!!
    Il faudrait bien faire comprendre cela! Et toute notre santé, dépend déjà de ce que nous mangeons. Manger sain, local, et naturel est un gage de santé.
    Qu’on se le dise!! Je reste disponible pour ceux qui souhaitent nous rejoindre en Pays d’Auge 14100.

  4. Françoise Marie says:

    Bonsoir ! J’ai lu avec attention et intérêt votre lettre sur « le manger bio », je suis d’accord avec vous bien sûr, et ce depuis longtemps, mais comme vous le dites, ce n’est pas si simple. Pour ma part, nous n’avons que le smic pour vivre, mes trois enfants encore à charge mais plus considérés comme tels, étudiants ou en attente d’un emploi, je veux cuisiner bon pour la santé mais au final j’achète en grande suface et je sais que ce n’est pas sain. Malgré tout je m’efforce de préparer des crudités en entrée, presque à tous les repas, puis vient le tour d’un filet de poisson ou d’un peu de viande (chère aussi!) et d’un légume et d’un féculent… cette façon de cuisiner, j’arrive à la suivre en début de mois mais à la fin c’est une autre histoire. Quand mon mari travaillait dans une grande surface qu’il a quittée à présent, il nous portait assez souvent des plats cuisinés que son patron lui donnait, je n’aimais pas car j’aime cuisiner, mais je n’aime pas jeter par contre donc nous les consommions. Résultat : prise de poids (pourtant sans exagérer) et diabète de type 2 à 52 ans. Depuis le printemps en faisant le choix de privilégier les légumes en lieu et place des pâtes et des plats cuisinés, j’ai perdu 8 kilos ce qui prouve que la nourriture plus saine est forcément meilleure pour la santé, mais c’est très difficile de s’y tenir financièrement. Manger bio oui mais c’est vraiment cher pour un revenu comme le nôtre, même si pour le producteur c’est normal de faire en sorte qu’il puisse vivre de son métier… De plus jai appris récemment par une personne employée chez Limagrain, que le bio c’est du mensonge dans la plupart des cas, apparemment certains producteurs se permettraient d’arroser leur culture avec des pesticides en pleine nuit. Je n’ai pas de preuves bien sûr de ce qu’il m’a affirmé, mais je n’ai pas de raison de douter de lui non plus le connaissant depuis son enfance… Cela met du doute dans cette formule qu’est le « bio » et qu’on utilise à toutes les sauces. Le seul bio que je connaisse vraiment quant à moi, c’est celui de mes herbes sauvages dans mon jardin, l’amarante, l’ortie, le plantain, qui sont aussi des herbes nourricières et au moins là je suis sûre qu’elles n’ont reçues aucun produit chimique si ce n’est parfois la patte levée de mon chien… Et pour continuer de parler alimentation, je discutais récemment avec un producteur d’oeufs qui se trouve être également administrateur régional d’une banque, et avec qui je devisais sur la mauvaise chose qu’est la vente de produits « top budget » à des populations pauvres car ce sont des produits néfastes pour la santé et je ne trouve pas cela normal. Il m’a répondu en bon « agent des banques » que c’est normal que les grandes surfaces et donc l’industrie agro-alimentaire, nourrissent tout un pan de la société avec des aliments de mauvaises qualités, ce qui évidemment conduit souvent à l’obésité, et aux maladies que l’on sait aujourd’hui. Il trouvait cela parfaitement normal et me tenait tête afin que j’abonde dans son sens, ce que je ne fis point !!! Il ne faut pas oublier de plus que c’est avec ces produits-là que les grandes surfaces s’enrichissent le plus. Je le tiens de source sûre et je trouve cela honteux ! Où est la moralité chez ces gens-là ??? Je souhaite que les producteurs puissent vivre de leur travail en continuant le bio dans le respect de leur sol, de leurs produits et de leur clientèle. Cordialement, Françoise Marie.

  5. Picard says:

    Je suis très satisfaite pour Laurent qui a réussi cette reconversion, certainement très difficile.
    Je suis d’ accord avec vous; il vaut mieux payer un peu plus cher une alimentation saine plutôt que se nourrir de produits industrialisés qui ruinent notre santé.
    Il nous appartient en qualité de consommateurs de faire changer les choses. Il me semble que petit à petit nous arriverons à faire tomber les industries agroalimentaires; du moins, je l’ espère. Françoise

  6. moreil fadéla says:

    bonjour,
    merci pour ce petit rappel, car bien sûr je suis convaincue par cette nécessité de manger bio que je
    pratique assidûment et que je transmets à mon entourage en les fatigant un peu parfois….
    mais ce genre d histoire est très importante; comme un
    petit rappel qui nous dit qu on ne fait pas ça que pour nous, mais aussi pour ces agriculteurs qui font un metier noble qui malheureusement n est pas valorisé !
    Fadéla Moreil

  7. POILLOT Denise says:

    J’aime énormément vos informations qui sont aussi FORMATION. Mais…. Je connais tellement de personnes qui ont les pathologies décrites et qui mourront d’une de ces maladies. Nous sommes des millions à vivre en dessous de mille euros par personne et par mois. Nous n’économisons pas sur la nourriture ; nous faisons avec ce qu’il reste. Jamais de vacances, jamais de sorties sauf celles qui sont gratuites et comme me disait une copine j’aimerais bien me soigner avec la phytothérapie mais elle n’est pas remboursée et je ne peux me permettre un écart ne serait-ce de 20 Euros. ah ! que je vous dise….. ma sœur a travaillé pendant 44 ans dans un atelier de couture à temps plein, sans jamais manquer sauf lors des décès de nos parents, pendant 35 ans elle s’est occupée de notre père jusqu’à sa fin de vie qui n’a pas été facile et elle a moins de 1000 Euros de retraite par mois. J’ai la chance d’avoir un peu plus ; ce qui me permet d’imprimer, de lui transmettre vos articles et de partager certaines ressources. Toutes ces petites gens dont je fais partie existent et aimeraient ne plus se nourrir au supermarché aux rayons du dessous ; vous savez…. là où c’est moins cher et de mauvaise qualité.

    1. REBOLLAR says:

      Entièrement d accord avec vous Mme POILLOT. Pour consommer bio tous les jours et pout tous les produits, il faut un salaire ou une retraite décent, c qui n’est pas le cas de millions de gens. Et s’il vous plait, que certains arrêtent de nous envoyer à la figure les forfaits téléphoniques ou les abonnements internet!!!!!!!

  8. Tabuteau says:

    Entièrement d’accord ; il est vrai que c’est plus cher mais pour la santé c’est tellement important.
    Après on ne peut plus s’en passer et effectivement plus de médicaments, donc on y gagne. C’est un tel plaisir de manger de bonnes choses.

  9. Ariane says:

    on le sait mais il est plus facile de faire l’autruche
    Battons-nous pour une nourriture saine et donc bio
    sus à l’agro alimentaire fric fric

  10. BRULE says:

    Bonjour,
    bravo pour votre article auquel je tiens à apporter un complément d’information :depuis 30 ans je suis consommateur bio hors de la grande distribution,et j’ai convaincu de nombreux amis de ne plus mettre les pieds dans la grande distribution et de consommer des produits frais et de saison , en évitant les produits transformés ; si consommer des produits frais bio coûte certes un peu plus cher à l’achat ; le changement de mode de consommation entraine de très importantes économies . Il faut absolument sortir de cette croyance par la grande distribution que le bio est cher : c’est un mensonge , seul le bio industriel est plus cher et surtout en grande distribution ………..

  11. Avisse says:

    Bravo à vous pour aborder enfin ce sujet..c’est la cause de l’immense gâchis de nourriture donc du manque de respect qui devrait être du aux produits que nous mangeons..

  12. corinne says:

    Super j ‘approuve votre decision moi je suis à fond dans le Bio car plus jeune nous mangions que des bonne choses car mes parents et grand parents cultiver les terre pour leur consommation perso à l ‘heure d’aujourd’hui les fruits légumes non plus de gout et saveur et le bio si on sais regarder on arrive à ne pas payer plus chers ses produit au lieux d’acheter en quantité il vaut mieux la qualité encore merci à des gens comme vous qui avait compris tous ensembles ont peux y arriver

  13. Feuillet says:

    Tout à fait d’accord! Quel argent dépensé avec les téléphones portables!! L’alimentation devrait être prioritaire. Je n’achète que bio et je m’en porte très bien depuis des années!
    J’essaie de convaincre mon entourage!

  14. Anne says:

    Merci pour votre lettre, laissez moi pourtant faire une petite remarque quant au sexisme ordinaire dans notre société et qui apparaît, et j’en suis bien certaine à votre insu, dans votre courrier ;
     » Heureusement que son épouse Sophie a une activité extérieure. Sinon, il n’aurait tout simplement plus été capable de nourrir sa propre famille.  »

    Vous remarquerez, que cet agriculteur seul n’a pas les moyens de faire vivre sa famille mais que c’est grâce à sa femme Sophie que la famille peut subsister. Il aurait été plus judicieux soit d’indiquer que c’est donc grâce au travail et au salaire de son épouse que lui-même peut continuer son activité d’agriculteur ou alors dans uns esprit d’équité d’écrire que sans les revenus de Sophie, le COUPLE ( étant donné que les deux participent par leur travail à l’équilibre de leur famille) ne pourrait plus nourrir leur famille.
    Mais de grâce, cessez de faire croire que seul l’homme nourrit sa famille ce qui n’est manifestement pas le cas car il aurait été aussi possible d’écrire que Sophie, seule, nourrit sa famille ce qui est semble-t-il la réalité de nombreuses familles dans le domaine de l’agriculture et bien d’autres.
    Je suis convaincue que vous partagerez mon point de vue et que votre sens de l’analyse, que vous développez dans vos courriers, trouvera matière à réflexion quant aux inégalités et mentalités toujours à l’oeuvre dans notre société.
    Bien à vous

  15. REBOLLAR says:

    En réponse à Elisabeth, SI L ASPECT FINANCIER EST UN FREIN POUR ACHETER BIO, je ne connais personne qui aime être empoisonné par les pesticides, les herbicides, les traitements qu’on inflige médicamenteux et physique aux animaux. J’habite en campagne et je peux vous dire que ce n’est pas évident de trouver des œufs ou des fruits bio à prix abordables.

  16. JOLY says:

    Je ne comprends pas la plainte des agriculteurs bio, A eux de se défendre, j’achète bio depuis des années, je peux vous dire que les prix sont en constante augmentation pour preuve
    BEURRE BIO VILLAGE CHEZ LECLERC , passé de 1.49 euros à 1.76 EUROS en 18% d’augmentation de janvier à juin, les œufs bio village x 10 passé de 2.24 EUROS à 2.53 euros,12.94% d augmentation dans le même temps, camenbert bio 1.77 euros à 1.80 euros 1.6% d’augmentation, creme fraiche 0.67 euros à 0.71 euros 5.97% d’augmentation, j’arrête la liste est trop longue!!!!! Ma retraite de 960 euros mensuelle augmentation 2013 / 0 euros, 2014 / 0 euros, 2015 / 0 euros, 2016 / 0 euros

    1. Turc Irène says:

      Bonjour Joly, je suis ok avec vous, je suis allée chez Botanic près de chez moi, ils ont fait une épicerie bio, les pêches étaient à plus de 8 € le Kg, les tomates à presque 6 € les amandes qui étaient il y a deux ans à 11€ et des poussières se vendent 29 € et des poussières dans un autre magasin bio et un peu partout à quelques euros près, , tout est hors de prix en bio, on se pose des questions à combien sont achetés les fruits, les légumes, les oeufs et tous les produits , bios aux agriculteurs et aux éleveurs, ou alors tous les revendeurs se font des marges inacceptables en multipliants les prix d’achats par XXX % – et comme il n’y a pas un gros débit les fruits et légumes ne sont pas frais … sur le marché les petits producteurs, qu’on nomme chez nous des paysans, vendent leurs produits hors de prix, samedi le kg de poireaux se vendait en direct 3,50 € le kg sans garantie qu’ils soient réellement bio, les noix se vendaient 9,90 € en directe, ills font environ 10 km pour venir sur le marché, ils ne jouent pas jeu, il faut avoir des salaires de ministres , pour manger bio , ça devient une mode qui est hors de prix, la majorité de la population est au Smic , les loyers sont de plus en plus élevés et les charges aussi, – encore une fois bien manger est réservé aux riches ou à ceux qui en ont les moyens hélas, – les mentalités sont toutes prêtes à changer, qui refuserait de manger comme autrefois de bons produits pour la santé ???? c’est à mon avis des marges trop importantes qui met un frein — cordialement

  17. Boschet says:

    tout à fait d’accord pour le bio, mais voilà avec ma petite retraite qui n’a pas augmenté depuis plusieurs années, et les augmentations que je viens de constater en faisant mes achats alimentaires, ce n’est pas possible, j’ai un tout petit jardin et au moins l’été j’ai quelques légumes sains

  18. Marie-France says:

    Manger BIO ne coûte pas plus cher, si on diminue drastiquement la consommation de viande et de fromage, qui ne sont pas vraiment recommandés pour la santé car ils acidifient notre organisme et favorisent toutes sortes d’inflammations. Du coup, si on diminue ces 2 types d’aliments qui sont les plus coûteux dans le budget nourriture, on peut se permettre de manger tout le reste en BIO (oeufs, sardines, huiles, céréales, légumineuses, fruits, légumes, etc…) sans que cela nous coûte plus cher. Je suis donc 100% d’accord avec vous, c’est essentiellement une question de choix et de volonté.

  19. Menil says:

    Termine de nous empoisonner !
    Il etait temps que cela cesse de nous empoisonner !
    Vive le bio !

  20. Janine says:

    Après avoir toute ma vie eu un tas de maladies qui m’ont fait souffrir et m’ont presque handicapée. En 2002, un cancer du sein, a complété le tableau. J’ai été très diminuée. Là, j’ai commencé a manger bio, en allant à Biocoop, à partir de là, les vacances, c’est en France dans la famille, (pas de loyer à payer…)et pas tous les ans… L’habillement, on peut faire avec ce que l’on a… et en En 2007, avec des collègues de travail nous avons créé une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), mais du bio, car il y a des AMAP non bio. Nous sommes actuellement 80 adhérents : donc 80 familles. Nous avons commencé par les légumes (une fois par semaine) avec un jeune agriculteur qui n’a pas envie de s’empoisonner et d’empoisonner sa famille, puis nous avons eu le pain, plusieurs sortes, avec un artisan boulanger, (une fois par semaine) puis les oeufs, (tous les 15 jours) avec un productrice d’oeufs, dont le mari est producteur d’agneau, et nous avons la viande d’agneau 2 fois par an. La viande de veau et de boeuf avec un autre producteur (2 ou 3 fois par an), les pommes, poires et mirabelles (selon la saison en automne et en hiver…) cette année la saison a été mauvaise, donc nous en aurons nettement moins. Le miel bio, 1 fois par an, la commande cette année pour notre Amap est de 159 kg de miel… le miel est à 9€ le kg, et il est certifié bio. Je n’ai plus en tête tous les produits, car certains sont une fois par an, et nous avons créé l’Association Locavores qui permet, justement de pouvoir avoir hors contrat, comme le miel et autres produits, Pour les produits sous AMAP c’est sous contrat. Les légumes, un petit panier environ 5 a 6 légumes (en fonction des produits) 9€ par semaine, mais payable de 1 à 3 fois. Un grand panier = 17€, à peu près le même nombre de légumes, mais plus lourd…, les oeufs : 1,85€ les 6 oeufs, le pain, suivant le type de pain, de 2,80€ à 4€. La viande de boeuf de veau et d’agneau 14,50€ le kg. Les fruits entre 2,50€ et 2,80€ selon les fruits au kg. On privilégie les produits bio, on ne mange de la viande qu’une fois par semaine, mais par contre des oeufs tous les jours… Résultat: plus de cholesterol et une bien meilleure santé. Cela fait 10 ans que je n’ai pas été malade, ma famille non plus. Nous avons d’autres produits, moins souvent dans l’année, que je n’ai plus en tête… on nous propose aussi de la viande de porc, des poulets et pintades… Bref, les producteurs bio, existent de plus en plus… c’est un choix, j’habite en hlm, donc j’ai tous les mois un loyer à payer, et tout le reste. Nous avons créé avec nos producteur une chaîne de confiance très grande. L’adhésion à notre Amap est de 10€ par an, à l’Association Locavores de 5€ par an, cet argent, nous sert pour la solidarité envers nos producteurs, lorsque ceux-ci ont, comme cette année une mauvaise saison, et une perte de 90%, notre producteur de fruits, pour lequel autant l’Amap que Locavores prendra sur les adhésions pour une petite aide… l’an dernier, c’était notre producteur de légumes dont la serre avait été détruite par un vent violent pendant plusieurs jours. Nous sommes solidaires de nos producteurs. Il est évident que nous privilégions notre santé, sur l’habillement, les vacances et tout le reste. De plus je suis à la retraite, et mes moyens sont limités. Bien à vous et prenez soin de votre santé, sans elle, plus de vie!!!

  21. Elisabeth says:

    Bonjour,
    L’aspect financier est un faux problème. Quand on trouve des producteurs locaux et bio qui se donnent du mal aujourd’hui pour mettre leurs produits dans des distributeurs automatiques 24h/24h, au bon prix, on n’a plus aucune excuse. On peut avoir nos œufs, nos légumes moins chers qu’en grandes surfaces ou au même prix, sans se fatiguer. La santé n’a pas de prix! Si on peut l’améliorer sans se ruiner et sans creuser le trou de la Sécu, c’est d’autant mieux…
    Bien à vous
    E.B.

  22. Houriez André says:

    excellente leçon de morale élémentaire, les consommateurs ont un pouvoir qui est négligé

  23. Moy says:

    Et oui à la campagne ou j ai été élevée on a jamais connu toutes ses merdes alimentaires en granules ….pour nourrir les bêtes c était tout au naturel cochons taupinembours pommes de terre cuites farine de céréales mélangées du moulin petit lait pris au laitier le matin ….!!! Et tous les jours c était propre ….!!!! L on m a dit un cochon mange ses excréments celui qui me la dit hier est un nul ignorant nos cochons étaient toujours très propres …. on en tuait deux a l année et des veaux idem bien élevés sous la mère ….
    Moi j ai connu la vraie crème bien épaisse prévenue sur les bidons de lait pour nos besoins .. mélangée à de la confiture ou avec du chocolat râpé dessus succulus les tartines de 16h
    Nous étions 7 enfants jamais malades ….on bossait à la ferme …mais que de souvenirs ….
    Les purins étaient ependus sur les terres ….il en faisait aussi de ….fougères choux etc …. du naturel oui ….!!!! Du vrai la viande avait une autre couleur et saveur … nos jambons enveloppes enduits d un savant mélanges d épices puis enveloppe comme une momie dans du sel ou arrosé au vinaigre ….. ensuite le jambon était suspendu à la poutre et l on a en mangeait des tranches épaisses comme les doigts ….
    Poêle ou nature c était succulus …. une tranche de jambon de pays poêlée le matin nature ou poêlée avec des œufs on pouvait attendre 10 h pour s enfiler un vrai café …..des vrais endouilles faites avec l estomac du cochon et son gros intestin plus les assaisonnements on ne pouvait pas en faire beaucoup car c est le gros intestin qui servait de poche …. et il est plus court que le petit intestin qui servait pour les boudins …. pas de boyaux artificiels comme ici quand on veut en faire …!!!!
    Et je pourrais dire aussi le gavage au mais pur que du mais etc …. lapins nourrisson que du le naturel ….!!!
    Pour éviter la maladie de la mixomatose pour les lapins pas de produits chimiques …. jamais ….quand je vois ici ou autour de moi je suis dégoûtée …. manger mieux avec moins c est tout pour équilibrer et je ne suis pas riche pourtant mais c est un choix …..colette …..

  24. AUBIN says:

    Bonjour, je suis handicapée à + 80 %, je perçois 990 e, mon fils handicapé vit avec moi, il ne peut s’assumer financièrement, la curatelle a été un vrai désastre, j’ai un crédit sur le dos de 100 e tous les mois, 200 e pour mes frais de santé magnétisme, phytotherapie.
    200 e de loyer donc, pas possible d’acheter bio, ni de m’abonner à des revues santé naturelles !!!
    Et beaucoup perçoivent un très petit salaire et le RSA…le bio c’est pour ceux qui gagnent 2000 e au minimum….
    Cordialement
    Sylviane AUBIN

  25. Robert Moreau says:

    Que de bon sens : le bio est une la solution idéale pour éviter les conséquences désastreuses de la malbouffe chimique et bourrée de sucres raffinés, graisses saturées en abondance, etc… Pour ce qui est du prix, ceux qui vous disent que c’est trop cher se payent la plupart du temps le dernier modèle de smartphone, ou de voiture 4×4 très énergivore, etc… et le tout à crédit. Perso, j’ai un vieux portable qui a presque 10 ans et ma bagnole a 20 ans, consomme 5L/100Km, moins qu’un 4×4 neuf, et je vais au magasin bio en payant le prix qui n’est pas beaucoup plus cher dans la majorité des cas que dans les grandes surfaces ! Il vaut mieux augmenter son budget alimentation de 20%, la santé – elle – s’améliore de 100%.

  26. Ségelle Alain says:

    ayant perdu mon emploi à 59 ans, c’est néanmoins en continuant à consommer plus sainement bio que j’économise le plus en ayant éliminé toute chimie & médicament. Le pas a été difficile mais je ne le regrette point!
    Le Bio c’est notre seul avenir (et encore il faut traquer les faux ou pseudo-bios dans les linéaires).
    Bachiquement bio; A.S.

  27. ducassé guy says:

    Bonjour,
    J’ai été ravi de lire cette lettre , je quotionne à 100 % ,je suis agriculteur bio depuis 10 ans et fier de l’être , libéré de la chimie inutile, dangereuse et ruineuse, la santé économique de ma ferme c’est nettement améliorée ;alors que j’ entend gindre les conventionnels .
    Tout le problème est éducatif , on a fait réduire le budget alimentation au consommateurs ,par le jeu des prix bas , des produits transformes et édulcorés ; il faut réapprendre à consommer non traité ,tracé ,bio et de proximité , accorder plus de temps et de plaisir à bien se nourrir .
    Transférer une partie du budget , belle berline ,téléphone dernier cri et autre matérialisme au profit d’une alimentation de qualité pour préserver sa santé . Se rappeler que le matérialisme c’est acheter des choses que l’on n’a pas besoin , avec de l’argent que l’on n’a pas ,pour impressionner des gens qui n’en ont rien à foutre …
    Si le bon vin éloigne le médecin , c’est bien plus efficace s’il est bio , et c’est pareil pour tout ce qui garni nos assiettes.
    compliments pour votre lettre .
    cordialement
    guy

  28. lainlain771 says:

    l’objectif n°1 c’est protéger notre planète qui part en vrille et qui ne peut plus assurer le consumérisme humain à partir du 2 août de cette année….alors que encore une majorité prône le consumérisme manipulée par les lobbys de l’argent et croissance roi….à part quelques réactions ponctuelles comme celle que vous publiez,l’humanité globale n’aura pas assez réfléchie avant les catastrophes annoncées

  29. Bironneau says:

    Du bio je ne mange que ca depuis qu’un médecin lors d’une cure pour de l’arthrose m’avait conseillé le livre du Dr Jean Seignalet « L’alimentation ou la 3e médecine ». J’ai un jardin et aucun produit chimique, ni entre. Depuis je ne vois plus mon médecin…. Et cela depuis des années. Vos conseils aussi me sont précieux, je lis avec beaucoup d’attentions les revues mensuelles « Santé Corps Esprit » que je gardent précieusement… Merci à Laurent en souhaitant que d’autres comme lui franchissent le pas…. Merci à vous.

  30. NUGUES says:

    manger bio, c’est prendre soin de sa santé et de celle de la planète, c’est aussi manger moins tout en consommant des aliments-plaisir qui ont du goût, et c’est inciter les agriculteurs et les producteurs locaux à se reconvertir dans le bio, au bénéfice de leur santé et de celle des consommateurs de plus en plus avertis…. et le business des aliments traités chimiquement devrait ainsi faire faillite ! non à la mondialisation aveugle qui veut nous imposer son diktat ! pareil pour Big Pharma qui veut imposer ses vaccins pollués et ses médicaments chimiques ! il est inadmissible que des aides à la reconversion et des subventions et prêts sans intérêt ne soient pas alloués pour la reconversion dans le BIO souhaitée par la majorité des français !

  31. Florence says:

    Félicitations à tous !!! Avec l’article de Xavier Bazin et tous les commentaires ci-dessus, le tour du problème est fait de façon rapide et convaincante !!
    Oui, il faut se nourrir sainement, soutenir ceux qui cultivent et élèvent sainement, et malheureusement constater, comme le dit si bien Emel, que nous sommes tributaires de notre mode de gouvernement mondialiste qui entrave nos bons choix !
    Et si on le peut, il faut réagir, comme mes frères ont tenté de le faire, en remontant une petite exploitation de montagne en Auvergne, et en tâchant de continuer la tradition de la Fourme d’Ambert. Ils écoulent toute leur production de 8 tonnes par an : à la ferme, et sur un seul marché proche. Il y a les contraintes d’un climat continental, à une altitude de 1200 m, mais c’est une belle vie, dans un cadre merveilleux. Une vie bien rude quand même certes, avec si peu de répit, comme le dit Laurent Vaurillon !
    Merci encore à tous ! c’est réconfortant de constater que beaucoup savent encore « penser » de façon cohérente !

  32. CREMIEUX Genevieve says:

    nous devons absolument ,faire campagne pour les cultures BIO !!
    Aujourd’hui ,c’est INDISPENSABLE !
    Je pense qu’il faut lancer une pétition !!!
    Bon courage .

  33. BOISARD says:

    Je suis pour ,et depuis plus de vingt ans j’achète directement viande, fruits légumes aux producteurs de mon secteur + ceux que je cultive sur mon petit espace. De plus dans les grandes surface je ne prends que FABRIQUE EN FRANCE, même le papier toilette.

  34. magat says:

    il vaut mieux payer plus chers des produits bio que de manger a bas couts des produits de merde qui enrichissent scandaleusement les gros l/etat devrai interdire tous les produits chimiques dans l/agriculture quitte a faire fermer les pollueurs et autres big pharma j/ai dit

  35. Francis says:

    Quand on aide une vache à mettre au monde son veau, on ne la met pas à bas, on l’aide à mettre bas !!
    ensuite le lait de supermarché à 1 E/l ne contient ni antibiotique ni pesticide. Les antibiotiques sont recherchés systématiquement dans chaque camion de ramassage et un échantillon de lait pris dans chaque ferme.
    Le GIE Bio-lait est confronté au même problème que les autres acheteurs de lait: la linéarité de la production dans l’année. C’est la nécessité de répondre aux besoins constants du 1 jan au 31 déc des consommateurs qui a fait le succès du maïs.
    Le Lasso fut un désherbant à maïs qui contenait 2 molécules dérivées du benzène, c’était un poison, effectivement. Il est interdit depuis longtemps.

    1. tulrana says:

      Je confirme les propos de Francis sur la mise bas et sur l’absence d’antibiotique dans le lait en production conventionnelle. Il est dommage que M. Bazin tienne un langage inapproprié lorsque l’on veut informer dans ce genre de message suffisamment critiqué et contesté par la médecine et la science dites officielles.

  36. verrecchia daniel says:

    le bio c’est bien ,mais si on arrive au bio avec 2 ans de retard d’aides de conversion on est mort souvent avant ….

  37. Leloup says:

    Continuez à défendre le bio marre d être empoisonnés avec les grandes surfaces qui s enrichissent gracieusement!!! Je pense que de plus en plus les gens se tournent vers le bio et moi je ni achète plus rien . Je vais cheź ama et magasins bios parfois même moins cher . Merci pour vos conseils et que les agriculteurs continuent dans cette voie LE BIO .

  38. Jeanne Noyer says:

    depuis longtemps je dis autour de moi que vouloir toujours payer moins cher, on prive nos agriculteurs, qui travaillent beaucoup, de ressources nécessaires pour vivre décemment.
    préserver notre santé, le plus important, encore faut il aussi vouloir cuisiner , c’est toujours plus facile d’acheter du  » tout prêt  » les mentalités ont aussi beaucoup changé, vite toujours plus vite, toujours plus de loisirs, mais pour avoir des loisirs certains  » rogne  » sur la nourriture.il faut peut-être aussi repenser toute la distribution , facile les grandes surfaces on trouve tout sur place, mais les prix ?

  39. Bloch Lydia says:

    je viens de lire les messages qui insistent sur le prix et la difficulté financière réelle pour beaucoup.
    Mais si l’éducation était plus complète pour se prendre en charge avec esprit critique, tant de gens ne seraient pas accroc aux publicités qui les poussent à dépenser à tort pour des aliments inutiles ou négatifs, que les plus pauvres consomment beaucoup (par compensation??) : sodas (dangereux, même très pour le coca cola), chips et bien d’autres.
    Et on apprendrait aussi à utiliser les plantes sauvages comestibles qui fourniraient gratuitement (avec en prime une sortie dans la nature) des vitamines précieuses. Dommage, ce n’est pas à la mode. Cette éducation pourrait aussi faire bouger les grandes marques, mais il faut du temps. Il y a aussi de plus en plus d’AMAP ou de petites surfaces qui vendent directement au consommateur la production bio, et c’est parfois moins cher qu’en grande surface classique! Un effort de changement est nécessaire, et les gens qui comptent chaque sou (cela m’est aussi arrivé et m’arrive encore parfois) n’ont pas l’esprit à cet recherche . Dommage.

  40. Bloch Lydia says:

    C’est un beau et bon témoignage! Bravo à Laurent et au diffuseur. Je suis une convaincue et j’aimerais encourager des indécis! Je consomme bio (ou cultivé naturellement par des producteurs locaux sans label) active en recherche et application depuis presque le début du bio, vers1970! Oui, c’est un peu plus cher, mais quel résultat! Aucun problème sérieux de santé, la forme, la vitalité. Et si on mange en partie cru, qu’on ne gaspille rien, et qu’on mastique dans le calme, on réduit les quantités nécessaires. Je peux témoigner que c’est valable : quand je dois changer quelques jours (déplacement) je dois faire un demi jeûne après pour retrouver mon bon état digestif et général. Courage! Au début il faut un peu de volonté, de recherches, d’organisation, mais après quelle vraie satisfaction! Sans oublier d’écouter son corps et de cultiver au moins quelques aromates (même sur le balcon). De plus cela participe au mieux être général et à sauver la vie sur terre.

  41. Sarvuos says:

    Vous oubliez peut-être un peu vite toute une catégorie de population qui n’a pas forcément les moyens financiers du choix…Pour beaucoup de consommateurs, le « changement de mentalité » reste malheureusement lié aux revenus et j’ai peur que cela concerne beaucoup plus de 10% de la population ! Pour « inverser les priorités », encore faut-il avoir de quoi manger tous les jours! Allez faire un tour dans les Banques alimentaires, Restos du coeur et autres structures, et vous verrez que ce n’est pas si simple ! Si votre analyse est intéressante, elle paraît un peu réductrice, voire culpabilisante pour certains.

  42. Emel says:

    Non Monsieur Bazin,
    Les choses ne sont pas si simples que vous le présentez, et votre propos est traversé d’un engagement idéologique que vous ne dites pas: la faute au consommateur ! Les consommateurs mangent mal parce qu’ils le veulent bien, et parce qu’ils sont radins. Et pourquoi pas les pauvres le sont parce qu’ils le veulent bien. Loin de moi l’idée de « tout noir tout blanc » mais quand-même ! Quand vous voyez ce qui reste à certaines famille pour vivre peut être avez un autre raisonnement. L’écart de plus en plus grand entre grande pauvreté et haute richesse existe. Quant à la grande distribution vous le savez aussi, elle n’a eu de cesse que de casser les prix pour capter le consommateur, avec les énormes et sophistiqués moyens de convaincre qui sont les siens.. Tout ceci n’ayant pour seule finalité que le profit lui permettant de gagner des parts de marché pour ses actionnaires. Les moyens en présence sont totalement déséquilibrés. Vous savez bien tout cela mais ne le dites pas pourquoi ?
    Alors oui, il reste l’éducation à mener pour que tout un chacun ait conscience des enjeux d’une bonne alimentation. Mais Il reste cependant à poser l’impératif du mode de gouvernement qui favorise ou pas, la possibilité de faire les bons choix. Savez-vous que le gouvernement présent va réduire considérablement l’aide à l’installation des agriculteurs bio ?. J’ai quant à moi fait le choix parce que j’en ai les moyens, d’une alimentation bio le plus possible tout en bénéficiant de vos conseils et de votre savoir. Ce choix ne saurait avoir d’avenir pour le plus grand nombre que s’il est complété d’un engagement actif pour un autre choix de société. Le mien est celui de prendre place avec les insoumis.
    Cordialement

  43. le mauff says:

    Bravo pour son courage. Je suis une convaincue de
    longue date, et à l’époque ce n’était pas facile.
    Maintenant dans tous les marchés il y a des étals Bio
    avec beaucoup de clients. En plus les prix sont
    raisonnables. Bravo encore et bonne route.

  44. Coyard josette says:

    Retraitée j’ai travaillé, fait des déplacements avec une famille, j’ai tjs cuisiné, couru les marchés bien sûr tout était calculé on ne jette pas. L’arbitrage entre la différence de prix de la nourriture bio et conventionnelle ne peut pas massivement motiver une population à qui l’on vante les soins gratuits. Je n’essaie plus de convaincre. C’est quasiment un choix moral et philosophique qui se décline ds ts les gestes au quotidien.

  45. Michel boudonnet says:

    Tout sonne vrai dans ce tres bel article….
    Étant originaire d’un milieu paysan, je connais les problèmes rencontrés par l’auteur
    C’est pourquoi je soutien l’agriculture bio ou tout au moins « raisonnée »
    Je pense qu’il privilégier la vente directe, en circuit court, des produits bio, aux consommateurs

  46. pascale says:

    reportage tres interressant , mais vous n allez pas ds les biocop ou le litre de lait bio est au prix de un euro !! le beurre bio à 2 ,5euro , le tres bon beurre de la tante helene à 3 euro ect . on peut y trouver de l excellent bio a un prix correct et les produits de premiere necessité à des prix raisonnables , il faut sortir de l idée que le bio est hors de prix ;et je ne parle pas de la lessive et du liquide vaisselle qui durent des mois ! donc tous à la biocop pres de chez vous .

  47. Bernard Brassac says:

    Vous avez mille fois raison !

    Cela fait plus de trente ans que j’ai mis en pratique ce que vous préconisez. J’ai à présent 74 ans et selon mes médecins, j’ai un bilan de santé comparable à un homme de 50 ans !

  48. Latin says:

    il faudrait que les biocoop n’augmentent pas trop leur prix.Nous n’habituons pas tous auprès d’un product. Toutefois je constate que quand la qualité est là on mange moins …

  49. plomb.patrice says:

    Bien sûr c’est la faute du consommateur si avec 1200€ par mois avec sa famille à nourrir, si épuisé par son travail, intoxiqué par les lobbys……. il ne ‘pense’ pas a choisir du bio quel imbècile tout de même

  50. géminel nelly says:

    pour ma part ma retraite étant petite j’arrive malgré tout a acheté le plus possible de produits bio et il me semble que la différence sur les prix diminue et je me ravitaille beaucoup chez les producteurs a coté de chez moi . je suis en Picardie profonde ( Oise 60 ) en limite Somme 80 et Aisne 02 . je fait mon potager sans aucun produits chimiques

  51. sophie says:

    Merci pour votre lettre. Enfin un message qui n’est pas à charge contre notre profession. Les médias vehiculent bien trop de raccourcis consistant à abattre l’agriculture conventionnelle sans expliquer sa genèse et pointer du doigt l’attitude du consommateur qui maintient ce système. Compte tenu de la crise que nous traversons il est devenu quasiment impossible de se convertir en bio sans prendre un risque financier énorme sur une exploitation familiale. Seuls les consommateurs pourront changer les choses en exigeant des distributeurs des produits locaux et qui rémunèrent les producteurs.

    1. guy says:

      Juste une réponse à Sophie ; trop dangereux de convertir une exploit en bio , prenez la calculette s’il faut .un seul ex le blé : 25 qx de blé bio à 420€/tonne sans pesticides ni engrais organiques juste du vinaigre pour traiter la semence de la ferme ;bien sur la terre a été bichonnée avec des couverts végétaux , mais cela ne coûte pas si cher :aller maxi 60 € /ha . bref;on sort avec en brut 1050 €/ha.
      Maintenant en conventionnel , 60 qx /ha à 160 € la tonne cela fait 960 € desquels il faut enlever :
      la semence acheté traitée gaucho
      un insecticide d’automne à cause des pucerons
      un désherbant complet
      un désherbant de complément anti dicots
      une fumure de fond
      une fumure azotée
      deux ou trois fongicides
      un raccourcisseur
      Par pudeur je ne met pas les prix , si ces gens sont sur la paille il faut qu’ils réfléchissent …
      Je suis dans le sud et c’est vrai que dans le nord ils font 90 qx / ha ,mais quand même .
      On peut regarder du coté des légumineuses pour l’alimentation humaine et là double bonus ;la marge qui rémunère correctement le paysan ,plus le plaisir de nourrir convenablement et sainement le consommateur.
      il n’y a pas photo et de grâce ,stop aux polémiques infertiles .
      bien vous
      guy

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