hopital

Petit guide de survie à l’hôpital

Vous êtes assis ? bien accroché ?

Alors voici ce qui est arrivé à une patiente, venue à l’hôpital pour une consultation de gastro-entérologie :

« Quand elle s’est présentée à la consultation, on l’a fait attendre dans le box à deux portes, en lui demandant de se déshabiller entièrement et d’enfiler une simple chemise, fendue à l’arrière.

On l’a fait entrer dans une salle où se trouvait, sans qu’on l’ait prévenue, un groupe d’internes postés autour de leur patron. L’un d’eux l’a guidée jusqu’à une table d’examen installée au milieu de la pièce. Là il l’a fait monter sur la table et lui a demandé de s’agenouiller et de se prosterner, le visage contre le cuir.

Pendant qu’elle se cachait le visage, honteuse, elle a entendu quelqu’un enfiler un doigtier en caoutchouc et l’a senti, sous le regard de tous, lui glisser sans ménagement l’index, puis un objet rigide, dans l’anus.

Cinq minutes plus tard, elle ressortait en larmes. L’examinateur n’avait pas prononcé un mot. Avant qu’elle ait fini de se rhabiller, elle a entendu la porte du box s’ouvrir et un jeune homme lui déclarer : « On va écrire à votre médecin traitant. Au revoir, madame ».

C’est un médecin retraité, Martin Winckler, qui a raconté cette histoire sidérante dans un livre au titre provocateur, Les Brutes en Blanc.

Il faut savoir que ces pratiques d’un autre âge sont plus fréquentes qu’on ne l’imagine.

En février 2015, la presse révélait que les étudiants en médecine s’exerçaient au toucher vaginal ou rectal… sur des patientes endormies au bloc opératoire [1] – sans leur demander leur avis !

La Ministre de la Santé, pour une fois réactive, avait alors immédiatement demandé un rapport officiel… [2] qui a confirmé en octobre 2015 que ce n’était pas un cas exceptionnel. Ce serait même une pratique répandue à l’hôpital !

Mais ce qui se passe parfois en cancérologie est à mon avis encore plus grave.

La boule au ventre chez son cancérologue

J’ai encore en mémoire l’émotion de mon ami le Dr V., lorsque nous avons parlé tout récemment de ses patients frappés par le cancer.

Le Dr V. n’est pas cancérologue : ce n’est pas lui qui prescrit la chimiothérapie. Mais il propose à ses patients des traitements d’accompagnement pour traverser l’épreuve dans de meilleures conditions.

Il leur prescrit notamment des plantes et compléments alimentaires validés scientifiquement et qui peuvent faire une belle différence en cas de cancer. [3]

Le drame se produit lorsque ces patients doivent « avouer » à leur cancérologue qu’ils prennent ces traitements naturels.

« Dans la plupart des cas, leur cancérologue leur tombe dessus, les engueule violemment. Dans le meilleur des cas, il dit au patient qu’il peut faire « ce qu’il veut », affichant un souverain mépris pour ces traitements complémentaires.

Tu te rends compte, Xavier, me dit le Dr V., suffoqué par l’indignation, ces patients arrivent la boule au ventre chez leur cancérologue. Ils ont le cancer et ils subissent en plus la maltraitance de celui qui est censé les aider à guérir ! »

Et ce n’est pas seulement un problème de réticence vis à vis des médecines naturelles.

Malheur à vous si vous n’acceptez pas immédiatement le traitement que votre cancérologue vous propose !

 « Puisque vous ne voulez pas de mon traitement, pas la peine de revenir me voir »

Sur son blog De la médecine générale [4], un médecin généraliste relate son entretien avec la femme d’un de ses patients :

« On a dit à mon mari, j’étais là, qu’il allait mourir à 99 % »

« Ils vous ont dit ça ?

– Je vous jure, docteur, mon fils était là… »

Donc, je résume (écrit le médecin blogueur) : on a dit au patient et à sa famille qu’il allait mourir à 99 % et on lui a posé une chambre implantable (un cathéter avec boîtier pour administrer la chimiothérapie). Sans lui demander son avis. On lui a d’abord posé une chambre sous la peau avant de savoir s’il allait faire la chimiothérapie.

La femme du patient ajoute : « Le docteur a dit qu’avec le nouveau traitement mon mari pouvait vivre entre trois et neuf mois de plus et que s’il le refusait il pouvait mourir dans une semaine ou dans un mois. »

Et le coup de grâce : « Le docteur a dit que puisqu’il refusait le traitement il n’avait pas besoin de le revoir. »

Commentaire du médecin blogueur : « Je suis effondré. Comment peut-on prononcer une phrase pareille ? Comment peut-on se comporter aussi mal à partir du moment où le patient (qui va mourir) décide de ne pas se traiter ? »

Est-ce un cas exceptionnel ? Probablement pas, hélas.

« Vous avez une tumeur inopérable. Au revoir »

Il est vrai qu’annoncer à quelqu’un une maladie grave est horriblement difficile.

Mais combien de médecins annoncent encore leur diagnostic sans aucune précaution, de manière glaciale et inhumaine ?

Difficile de donner chiffre, mais cela arrive encore trop fréquemment :

« Un étudiant m’a raconté son stage en neurologie en 2011 dans un hôpital parisien, raconte Martin Winckler. Le chef de service annonçait les diagnostics de tumeurs ou de maladies dégénératives à haute voix en entrant dans les chambres, en présence d’étrangers ou de membres de la famille qui ne s’étaient pas présentés.

Et quand on demandait quel était le traitement, il répondait : « Il n’y en a pas. Mais moi j’ai fait mon travail, vous savez ce que vous avez. A présent, je vous demanderai de quitter mon service. D’autres patients attendent. »

C’est peut-être cette obsession française pour le « diagnostic », plutôt que le soin, qui explique un autre genre de maltraitance :

Malheur à vous si vos symptômes ne « correspondent pas »

Combien de médecins ont prononcé cette terrible phrase à leur patient qui se plaignait de douleurs ou de symptômes étranges ?

« C’est dans votre tête. »

Vous venez confier votre souffrance à un médecin, vous vous êtes mis à nu psychologiquement…. et il vous traite d’hypocondriaque !

Parfois, il va jusqu’à vous prendre pour un fou ou un simulateur.

Si vos douleurs ou vos symptômes ne correspondent pas à ce qu’il a appris à la Faculté, c’est forcément qu’ils sont imaginaires !

C’est une double violence : il vous laisse entendre que vous vous trompez sur vos propres perceptions (!). Et en plus, il refuse de chercher la moindre solution !

Combien de gynécologues ont balayé d’un revers de main les plaintes de leurs patientes sous pilule : « perte de libido, prise de poids ? C’est dans votre tête ! »

Mais le pire, c’est lorsque vous souffrez de ces maladies très mal comprises : sclérose en plaque, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique… et la maladie de Lyme.

« Les autres médecins se sont moqués de moi »

Là encore, une histoire vraie, racontée par un médecin humain et empathique (il y en a aussi énormément, cela va sans dire !), vaut mieux que mille discours :

« Madame D. – c’est la première fois qu’elle fait appel à moi – me décrit les symptômes qu’elle ressent. Ils ne ressemblent à rien que je ne connaisse ou aie déjà vu, mais je note consciencieusement ce qu’elle me dit et je m’interroge tout haut sur les explorations à faire pour identifier ce qui la fait souffrir.

Je la vois glisser la main dans son sac et en ressortir une feuille pliée en quatre qu’elle me tend en tremblant. C’est un article découpé dans une revue de santé grand public. On y décrit la maladie qu’elle redoute d’avoir.

J’ouvre l’article et je le lis devant elle. Il ne s’agit pas d’une maladie exotique, mais de la maladie de Lyme, une infection dont on parle peu en France à l’époque. J’en ai entendu parler pendant mes études et ce que dit l’article semble tout à fait solide.

Je lui déclare : « Vous avez raison, ça pourrait être ça ; je vais ajouter la sérologie de la maladie de Lyme à la prise de sang ». Elle se met à pleurer. Je lui demande pourquoi.

Elle me répond : « vous êtes le premier qui me dit ça. Les autres médecins se sont moqués de moi ».

Le premier avait grommelé ‘ne venez pas m’emmerder avec ces conneries’. Le deuxième avait à peine regardé l’article et le lui avait rendu sans un mot. Le troisième avait souri de manière assez méprisante et dit : ‘vous ne devriez pas lire des choses que vous ne comprenez pas’ » [5].

Comment comprendre que des professionnels dont la mission est de soigner puissent se comporter ainsi ?

Probablement parce que certains « Docteurs » n’ont rien compris à leur mission de « soignant ».

Votre médecin est-il un « docteur » ou un « soignant » ?

Dans un roman publié en 1998, le médecin Martin Winckler (encore lui !) fait cette distinction lumineuse :

« Le Docteur « sait » et son savoir prévaut sur tout le reste.

Le soignant cherche avant tout à apaiser les souffrances.

Le Docteur attend des patients et des symptômes qu’ils se conforment aux grilles d’analyse que la faculté lui a inculquées.

Le soignant fait de son mieux (en questionnant ses maigres certitudes) pour comprendre un tant soit peu ce qui arrive aux gens.

Le Docteur prescrit.

Le soignant panse.

Le Docteur cultive le verbe et le pouvoir. »

Malheureusement, pour beaucoup de médecins, les « soins », c’est bon pour les infirmières, les kinés, les psys.

Les « Docteurs », eux, ce sont des gens qui savent, et qui le montrent.

J’ai expliqué dans une autre lettre pourquoi un médecin « froid et hautain » ne peut pas être un bon médecin, même s’il est bardé de diplômes universitaires.

Mais vous n’avez pas toujours le choix de votre médecin… surtout quand vous vous retrouvez à l’hôpital ou chez un spécialiste.

Alors je vous ai préparé une petite liste de droits fondamentaux que vous devez connaître par cœur.

Attention : cette liste vous sera inutile chez la majorité des médecins, humains et professionnels.

Mais il est toujours possible de « mal tomber ». Et si c’est le cas, mieux vaut s’y être préparé.

Vos 8 droits fondamentaux

Voici donc huit conseils à avoir en tête en cas de consultation avec un médecin que vous ne connaissez pas [6] :

  1. N’acceptez jamais de vous déshabiller avant qu’il ne vous ait écouté(e). Vous avez le droit que l’on vous explique à quoi l’examen va servir et vous pouvez le refuser si vous n’en voyez pas l’utilité. Dans tous les cas, il n’est quasiment jamais utile de se déshabiller totalement (même en cas de consultation gynéco, vous pouvez garder le haut).
  2. N’acceptez aucun geste médical dont on ne vous a pas expliqué la nature et l’objectif, et pour lequel vous n’avez pas donné votre consentement. Lorsqu’on vous fait mal, dites-le.
  3. Demandez toujours une explication détaillée de ce que le médecin a constaté, de ce qu’il pense ou croit avoir diagnostiqué. Et s’il ne sait pas, qu’il vous le dise !
  4. N’hésitez pas à préparer vos questions par écrit si vous consultez pour un problème difficile. Si vous craignez de ne pas tout comprendre, faites-vous accompagner par une personne de confiance (le médecin n’a pas le droit de vous le refuser, vous avez le droit de lever le secret médical pour qui vous souhaitez).
  5. Ne prenez pas de décision sans prendre le temps de réfléchir. En dehors d’une hospitalisation en urgence, rien n’est pressé à la minute, pas même un cancer invasif. Vous avez le droit de prendre quelques jours pour réfléchir au traitement.
  6. N’acceptez jamais les comportements déplacés : reproches (« vous n’avez aucune volonté »), commentaires désobligeants (« oh, comme vous êtes douillette »), ou menace (« vous êtes inconscient de ne pas vouloir vous faire opérer ! Pensez à votre famille ! »). Demandez que cela cesse, et si ce n’est pas le cas, levez-vous et sortez immédiatement, sans régler.
  7. Vous avez le droit d’être écouté(e) sans être interrompu. En revanche, vous avez le droit d’interrompre votre médecin pour lui demander d’où il tient une information que vous pensez erronée.
  8. Ne prenez jamais de médicament sans vous être fait expliquer en détail les avantages et les risques qu’il comporte – et la liste de ses effets indésirables.

Et si votre médecin rechigne, rappelez-lui l’article 35 de son propre Code de déontologie :

« Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension. »

Mon ami le Dr de Lorgeril appelle ça la médecine « bienveillante ». [7]

Si seulement elle pouvait être plus répandue !

Sources

[1] Toucher vaginal sur patientes endormies : des médecins alertent le gouvernement, Libération, février 2015

[2] Rapport sur la formation clinique des étudiants en médecine, Conférence des Doyens de Faculté de Médecine, 2015

[3] Voir le livre très complet du Dr Eric Ménat, Cancer : être acteur de son traitement, Leduc Editions, 2016.

[4] L’oncologue est un nouveau barbare. Histoire de consultation, Docteur du 16, blog, juin 2016

[5] Martin Winckler, Les brutes en blanc, Flammarion, 2016, page 78.

[6] Largement inspirés, encore une fois, du livre de Martin Winckler, Les brutes en blanc.

[7] Un terme qu’il a mis au cœur du nom de son association : association pour une médecine scientifique, indépendante et bienveillante (AMSIB)

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159 commentaires

ANDRÉ Simone 7 mai 2017 - 9 h 55 min

J’ai été soignée pour un cancer du sein en mars 2014
j’ai refusé la mastectomie ; j’avais un femme cancérologue
qui n’a pas acceptée ce refus elle m’a virée de son cabinet
cela se passait à l’hôpital de Besancon ; elle m’interdisait de prendre des compléments alimentaires , je n’ai pas obéi je n’ai rien dit ; j’étais suivi par un naturopathe qui me passait un physio-scanner et qui me disait « y a pas le feu au lac » c’était un Suisse, pas d’opération dans l’immédiat ; je suis allée également sur son conseil passer une échographie « ductale » à AIX EN PROVENCE, même diagnostic attendre suivre le traitement par les plantes détoxiquantes pour contrer la chimiothérapie et la radiothérapie – aujourd’hui mon nouveau cancérologue radiothérapeute m’a déclarée « guérie » à la fin de mon traitement c’était un peu rapide
je suis restée très prudente j’ai toujours un traitement en parallèle par les plantes pour éliminer les toxines de la chimio et je vais très bien j’ai retrouvé toute mon énergie et je vais fêter mes 70 printemps courage il faut se battre contre certain médecin ! !! !

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Julie 7 mai 2017 - 9 h 02 min

Pas seulement avec mon cardiologue, avec mon ex dentiste aussi se sont passés ces types de situations.
Nous, patients, nous aurions besoin de trouver des listes de médecins avec une autre orientation. Je cherche à remplacer la cardiologue qui n’écoute pas mes questions mais je n’arrive pas à obtenir un rendez-vous avec les seules professionnels que vous nous faites connaître à travers les lettres de santé. Cela me provoque plus d’anxiété de connaître une autre réalité et de ne pas pouvoir y accéder. Merci de prendre en compte ma demande

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Monique Demours 7 mai 2017 - 8 h 38 min

Bonjour,
0 35 ans j’ai accouché de mon 4e enfant ; malheureusement suite à la chute d’un étrier, j’ai fait une sciatique paralysante consécutive d’un déplacement du bassin au niveau de la symphyse pubienne (info que j’ai eu deux mois après mon accouchement !). après trois semaines de souffrances et d’impossibilité de m’occuper de mon bébé, j’ai été transportée à l’hopital; lors de la 1ere visite du chef de service, il trainait derrière lui une bande de guignols, étudiants en médecine ; certains mâchaient du chewing-gum, d’autres ricanaient et parlaient du prochain w.end. Pour parfaire la scène le « chef » a ditt : »voilà la sciatique paralysante », il a accompagné cette annonce d’un geste ample pour littéralement arracher le drap. L’humiliation a été telle que j’ai dit : remettez-moi ce drap et je ne suis pas une sciatique, j’ai un nom ». quand cela a été fait, j’ai demandé  » et maintenant sortez tous »; j’ai pleuré et ma voisine de lit et une infirmière m’ont reproché ce que je venais de faire. Je leur ai dit que ma réaction était normale, que je valais plus que ce que l’on venait de me faire subir.Le lendemain, le médecin est venu, seul, et nous avons parlé ; je lui est dit ce n’est pas vous que je rejette mais vos manières et en tous cas je ne veux jamais revoir les étudiants dans ma chambre qui mon lieu privé tant que je suis soignée ici. cela a été respecté et c’est moi qui ai décidé du jour de ma sortie. Les soins n’étaient pas finie et heureusement que j’ai pu consulter deux ostéopathe qui m’ont après de longues semaines « restaurée »; aujourd’hui j’ai un problème au niveau d’un disque vertébral consécutif à ce traumatisme et à la durée de la mal-position de mon bassin mais c’est une autre histoire. En tous cas, je consulte pour des diagnostics, et très peu pour des soins, je préfère me débrouiller toute seule.

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Sutter 7 mai 2017 - 8 h 09 min

Je suis tout à fait d’accord avec ce qui a été dit et relaté
A 17ans mon fils a fait une » bouffée délirante « ,le psychiatre a tout de suite diagnostiqué une schizophénie,et nous adit »par exemple quand vous lui direz « prends la porte ,il la démontera « mon fils a été perçu comme schizophène pendant 10ans ,étant du milieu paramedical et m’interressant au diagnostic j’ai perçu que cela ne correspondait pas ,le psychiatre me disait que j’étais dans le déni de la maladie de mon fils jusqu’à ce qu’un psychiatre (un autre)me dise que mon fils n’était pas du tout schizophréne,voilà, Elisabeth,je vous passe les internements …

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COLLET Marcel 7 mai 2017 - 8 h 09 min

Bonjour, J’ai lu avec beaucoup de stupéfaction votre lettre
d’information , c’est inoui, si toutes ces constatations n’émanaient pas de vous, je n’y croirais pas ! J’étais loin
d’imaginer de telles pratiques, je consulte rarement le
« médecin », et heureusement !! Merci pour votre attention.

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cielczyk 7 mai 2017 - 8 h 05 min

Si hallucinant que soit cet article, il ne faut pas le mettre en doute : c’est bien ce qui se passe !!!! je l’ai vêcu , envoyée chez un cardialogue (71) car j’avais eu, par 2 fois une violente douleur à la poitrine. Echographie ou des extra-systoles sont constatées, puis test d’effort avec présence de ce cardiologue . Pas d’anomalie dit-il . Puis me demande comment je me sens à l’arrêt du test; je lui répond que ça me brûle un peu dans la poitrine . Il crie alors qu’il y a douleur et qu’il faut pousser les examens.
Il me propose celui très invasif et douloureux dans la ville d’à côté : je refuse, il s’énerve, m’engueule … puis finit par m’envoyer passer une coronographie dans une ville à 100 kms de chez moi.
Il me prescris ensuite la batterie de médicaments contre la tension et pour le coeur- alors qu’il disait que tout allait bien- en m’enjoignant de les prendre . Etonnée, sachant qu’ils étaient avec effets indésirables importants, je lui en fait part .
Il explose de colère, me menace de mort sur son palier, bref devient impressionnant avec son visage rouge , ses 1.90m et ses plus de 100 kilos !!!
Je prends l’ordonnance, achète les boîtes mais à la lecture des effets indésirables je ne les prends pas ( je devais les avaler de suite en attendant le RV plusieurs semaines après).
La coronographie ne décèle rien …..
Et la secrétaire de ce cardiologue a même prévenu ce médecin qu’ils ne voulaient plus me voir !
Dans notre ville et la ville la plus proche , il y a 2 cardiologues qui ne répondent plus au téléphone et n’ouvrent plus leur porte aux nouveaux  » clients » !!!!!!
Qu’on n’aille pas me dire que le médecin à un code déontologique de soins !!!!

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louvel 7 mai 2017 - 8 h 02 min

Bonjour
Nous venons de vivre un de vos exemples. Vous êtes fichu préparer vous a une autre vie (a la patiente ). A sa fille moi même elle en a pour trois semaines. Je vais lui faire une chimiothérapie agressive. Pour info elle ne tenait pas debout. Je vous passe les détails. Nous avons quitter l hôpital avec une pression d enfer. Aujourd’hui j aimerai pouvoir trouver un médecin pour qu’ elle puisse avoir une perfusion pour lui redonner des forces mais je ne sais pas qui aller voir. On a le sentiment des plus que des rebelles. Incroyable.

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DE SAINT PAUL 7 mai 2017 - 7 h 56 min

Bonjour à toutes et tous.
Fidèle lectrice de Santé corps esprit ainsi que des autres revues associées, je souhaite porter témoignage du profond désaccord que j’éprouve à la lecture des propos alertant sur des pratiques abusives de la part des étudiants en médecine durant les anesthésies.
Il est écrit :
« En février 2015, la presse révélait que les étudiants en médecine s’exerçaient au toucher vaginal ou rectal… sur des patientes endormies au bloc opératoire [1] – sans leur demander leur avis !
La Ministre de la Santé, pour une fois réactive, avait alors immédiatement demandé un rapport officiel [2]… qui a confirmé en octobre 2015 que ce n’était pas un cas exceptionnel. Ce serait même une pratique répandue à l’hôpital !  »

Je suis infirmière anesthésiste et j’ai exercé de 1988 à 2008, essentiellement en Hôpitaux Généraux, dans diverses régions françaises.
JE N’AI JAMAIS CONSTATE CES FAITS, ni entendu que cela ait pu avoir lieu !

Puisque ces témoignages sont fondés sur des faits réels,
ils doivent être dénoncés, punis et interdits.

Mais il est impensable de les généraliser.

Je souhaite que soit évité aux lecteurs l’ajout d’une peur supplémentaire à un stress déjà conséquent, lié à toute intervention sous anesthésie générale.
Il ne faut pas laisser imaginer ces pratiques comme usuelles alors que l’ensemble des acteurs en anesthésie agissent en Conscience, Respect et Implication envers leurs patients.
Ils garantissent la Sécurité sous toutes ses formes à la personne dont ils ont pris la responsabilité.
Une relation de Confiance est indispensable au bon déroulement d’une anesthésie générale.
La dernière phrase nuit plus qu’elle n’apporte et je la désapprouve vivement.

Je vous remercie de votre attention.
Vous souhaitant le Meilleur !

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Hélène 7 mai 2017 - 7 h 52 min

Bonjour Xavier,
Oui la bienveillance…peut-être ne saura-t-on pas de quoi il s’agit dans quelques années.
Voici un exemple de ce qui m’est arrivé à l’hôpital : ayant fait un cancer du sein il y a plus de 20 ans, j’ai dû faire changer ma prothèse. Je m’adresse donc à un dit « super » chirurgien (j’avais changé de région) qui n’avait pas exécuté l’ablation mais qui a accepté d’intervenir. Rendez-vous est pris, je vis seule maintenant et dois réserver un VSL, faire garder mon chat, prévenir mon employeur, etc. La veille de la date retenue, je reçois un coup de fil de l’hôpital qui déplace la date de 2 jours. Je refais une lettre à mon employeur pour changer la date, et recontacte les personnes à propos des questions sus dites. Le lendemain, nouveau coup de fil de l’hôpital : finalement, le « super » chirurgien préfère la 1ère date. Rebelote pour prévenir tout le monde : mon employeur se demande si je me moque, le chauffeur de VSL me prend pour une imbécile. Bref ! Je dois arriver à 7h30 à jeun pour être opérée à 11h. Je vois passer les heures de midi et, à 16 heures, je n’étais toujours pas opérée, sans explication bien sûr, il ne fallait surtout pas en demander. Mes voisines de chambre elles, accompagnées de leur conjoint, sont opérées. A 16h30, on me descend dans un couloir, on me laisse là et on me dit d’un air gêné que Super chirurgien est rentré chez lui car il avait faim. Mais il va revenir. Je poireaute, agacée, puis comme il se faisait tard, on m’envoie au bloc. Toujours pas de Super chirurgien. Super stagiaire arrive et on m’endort sans que je n’aie pu constater de la présence du chirurgien. Au réveil c’est super stagiaire qui vient me voir. C’est lui aussi que je vois le lendemain matin. Bref ! Super chirurgien se pointe. Il me recommande de ne pas trop bouger pour ne pas faire trop de lymphe. Mais je dois rester une semaine au lieu de 3 car je fais justement trop de lymphe et de la fièvre. Super chirurgien n’est pas content. Il me gronde. Je dois bouger le moins possible. On a besoin de la chambre. On me vire alors que je fais encore beaucoup de lymphe et que j’ai encore de la fièvre… Lors de la consultation du mois suivant, alors que l’opération est ratée (prothèse mal mise, adhérences, bourrelet sous le bras…avec la douleur qui va avec) il me fait me mettre à poil devant lui et me regarde avec un air dégoûté quand je lui signale poliment ce bourrelet sous le bras (la prothèse est située presque sous le bras) et il me répond que c’est de la faute du chirurgien précédent (celui qui avait opéré la 1ère fois 20 ans plus tôt) et que je suis « trop grasse ». Il ne peut rien faire pour améliorer la chose. J’espérais qu’il propose de rectifier son erreur (ou celle de son interne) mais non. J’ai eu tellement honte de son regard et de ses propos (j’avais 62 ans) que j’en ai pleuré dans la voiture en rentrant et en a suivi une grosse déprime. Aujourd’hui, j’ai toujours mal et c’est horrible.
Désolée de n’avoir pas pu faire plus court.
En tout cas, merci Xavier pour tout ce que vous nous faites savoir. C’est toujours hyper intéressant. Continuez !
Merci de ne pas diffuser mon nom avec ce message : c’est intime les seins.

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Rose 7 mai 2017 - 7 h 28 min

Merci pour ces articles tellement instructifs et utiles!

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leloup 29 octobre 2017 - 9 h 33 min

Merci beaucoup pour vos constats, vos conseils, et de les partager.

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