Cancer : mettez-vous vite au yoga !

« Xavier, que ferais-tu si on t’annonçait que tu avais un cancer ? »

A cette question, je répondrais sans hésiter :

« Je me mettrais immédiatement au yoga. »

La raison est simple : je ne connais aucune activité qui fasse autant de bien pour la santé du corps ET de l’esprit.

Le yoga vous permet de traverser l’épreuve de la maladie avec d’autant plus de force qu’il :

– Redonne de l’énergie à votre organisme – au moment où les traitements médicaux anti-cancer le malmènent ;
– Calme vos peurs, votre colère, ou vos ruminations – des émotions fréquentes après l’annonce du diagnostic ;
– Réduit les douleurs articulaires et musculaires – souvent aggravées par les traitements ;
– Regonfle votre moral et chasse la déprime ou dépression – qui accompagnent souvent la maladie ;
– Améliore la qualité de votre sommeil – ce qui renforce votre système immunitaire, au moment où vous en avez le plus besoin ;
– Et vous aide à lâcher prise, à vous reconnecter à votre corps, à vos besoins, et à votre esprit – une démarche essentielle pour guérir.

Cela vous paraît peut-être trop beau pour être vrai ?

Et pourtant… Les effets du yoga sont tellement enthousiasmants qu’il est en train d’entrer dans les hôpitaux français… pourtant peu réputés pour leur ouverture à ce genre de méthodes !

Des séances de yoga à deux pas des blocs opératoires

A l’hôpital Saint-Louis, à Paris, cela fait déjà 5 ans que les femmes atteintes d’un cancer du sein bénéficient automatiquement de séances de yoga gratuites… qui ont lieu dans les locaux même de l’hôpital, pas très loin des salles d’opération !

Ce petit miracle doit tout à une femme en avance sur son temps, le Dr Caroline Cuvier, cancérologue. Elle explique :

« L’activité physique diminue le taux de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle permet aussi d’améliorer la qualité de vie pendant le traitement et de diminuer la fatigue. Le yoga, plus spécifiquement, a le mérite de s’adapter à la personne malade, de travailler sur la concentration pour mieux sentir son corps, et même le reconquérir. » [1]

Mélina, l’une de ses patientes, a témoigné des bienfaits que lui a apporté le yoga, elle qui a subi six mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale :

« Les nausées, la fatigue et l’anxiété m’empêchaient de respirer, j’avais un nœud à l’estomac en permanence. Les grandes respirations me libèrent, ça me donne de la force et de la confiance en moi. » [2]

Le yoga a également fait une entrée remarquée à la Pitié Salpêtrière, autre grand hôpital parisien. Ici, l’objectif est de soulager les douleurs chroniques, notamment celles de l’arthrose et de la lombalgie (mal de dos).

Cet effet « anti-douleur » (précieux en cas de traitement anti-cancéreux) est confirmé par le Dr Jocelyne Borel-Kuhner, qui a ouvert une consultation de yogathérapie dans un autre hôpital, celui d’Eaubonne dans le Val-d’Oise :

« Le yoga a des effets mécaniques – les étirements assouplissent les muscles –, mais aussi des effets sur le système nerveux. Une pratique régulière favorise la sécrétion d’endorphines qui calment la souffrance et diminue la production des substances inflammatoires. Elle agit à la fois sur la transmission et la perception de la douleur. » [3]

Tout cela, le Dr Borel Kunher l’a découvert grâce à un médecin visionnaire, pionnier de la yogathérapie depuis plusieurs décennies, le Dr Lionel Coudron.

Longtemps, ce précurseur a prêché dans le désert. Les mentalités un peu fermées du monde médical n’étaient pas prêtes à accueillir cette tradition indienne millénaire.

Mais depuis quelques années, une floraison de publications médicales est venue lui donner raison, et prouver scientifiquement les incroyables effets du yoga sur la santé du corps et de l’esprit.

Une avalanche d’études scientifiques pour cette activité ancestrale

Rien que pour les patientes atteintes de cancer du sein, une douzaine d’études sont parues ces deux dernières années… avec des résultats enthousiasmants !

Toutes ont montré une diminution significative de la fatigue physique et mentale de ces patientes… après seulement quelques semaines à pratiquer le yoga. [4] [5] [6] [7]

A chaque fois, leur état a été comparé de façon très rigoureuse à un groupe similaire qui n’avait pas fait de yoga. Et à chaque fois, les patientes qui ont bénéficié du yoga ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon très nette.

Le yoga a aussi un effet moins visible mais très précieux : il réduit l’inflammation chez les patientes atteintes de cancer du sein , ce qui est d’autant plus intéressant que l’inflammation chronique est connue pour susciter et nourrir le cancer. [8] [9]

La qualité du sommeil est un autre problème courant en cas de cancer : après les traitements médicaux, 30 à 90 % des patients se retrouvent avec de sérieux troubles du sommeil. De quoi vous gâcher la vie… et accélérer votre risque de mort prématurée.

Mais une étude réalisée auprès de malades du cancer a montré qu’il suffisait de faire 2h30 de yoga chaque semaine pendant un mois pour voir la qualité de son sommeil nettement améliorée ! [10]

Et ne croyez pas que l’effet du yoga se limite aux patientes atteintes de cancer du sein. Une autre étude récente montre les mêmes effets positifs sur la qualité de vie des hommes victimes de cancer de la prostate. [11]

Voilà pourquoi l’une des chercheuses les plus en pointe sur le sujet, le Dr Anita Peoples n’hésite pas à déclarer publiquement :

« A ce jour, on n’a rien trouvé d’aussi efficace que le yoga pour améliorer la qualité de vie des malades du cancer. » [12]

Même l’activité physique « classique » ne produit pas d’effets aussi puissants. [13] Le yoga est un véritable prodige thérapeutique !

Pour en percer le secret, je me suis plongé dans le précieux livre du Dr Coudron, Le yoga, bien vivre ses émotions.

Voici ce que vous devez absolument savoir sur cette pratique ancestrale :

Comment le yoga soigne votre corps et votre esprit

Le yoga le plus pratiqué, le hatha yoga, combine à la fois des exercices de respiration, des enchaînements de postures de yoga et de la méditation.

Comprenez-bien que ces exercices n’ont pas été choisis « par hasard ». Ils ont au contraire été testés, améliorés et affinés pendant des siècles, avec rigueur et minutie.

Pour optimiser leur méthode, les pionniers du yoga ont effectué des milliers d’observation, sur des milliers de pratiquants… Et c’est ce qui en fait aujourd’hui une pratique incomparable, qui agit sur tous les points clés de notre santé.

D’abord, le yoga renforce les muscles, assouplit le corps et améliore l’endurance. Ce sont les trois ingrédients d’une activité physique complète, qui produit en elle-même d’excellents effets thérapeutiques.

Mais le yoga n’est pas seulement une « gymnastique ». Elle permet aux muscles de fonctionner en harmonie, elle améliore la posture et redonne au corps son unité et sa cohérence…. soit les mêmes effets que la kinésithérapie !

« Comme le ferait un fer à repasser sur un linge froissé, toutes les crispations de la journée sont éliminées une à une avec le yoga », explique le Dr Lionel Coudron… Exactement les mêmes effets qu’un massage professionnel !

Plus profondément, le yoga est aussi une forme de psychothérapie douce : grâce à ses effets « relaxant », il améliore l’estime que vous avez de vous-même et vous aide à ne plus vous laisser emporter.

Les exercices de respiration ont un rôle fondamental dans la gestion de vos émotions. Avez-vous remarqué que votre respiration s’accélère naturellement lorsque vous avez peur, que vous vous mettez en colère ou que vous êtes agité ?

Eh bien lorsque vous vous efforcez au contraire de ralentir votre respiration consciemment, vous obtenez le résultat inverse, un état général de paix mentale.

Ajoutez à cela la méditation et la visualisation du hatha yoga, et vous réussissez en plus à chasser vos pensées négatives et à adopter une attitude plus sereine par rapport aux événements, même les plus douloureux.

Réussir enfin à lâcher prise !

Toutes ces propriétés du yoga en font votre meilleur allié pour réduire le stress chronique, ce « mal du siècle » qui ronge en silence votre corps et votre esprit.

En cas de cancer, le yoga vous aide à lâcher prise, au moment où vous en avez le plus besoin… et au moment où c’est le plus difficile à faire !

Le premier réflexe contre cette maladie est de vouloir lui faire la guerre, de mobiliser toute son énergie pour détruire cet ennemi maléfique.

C’est une bonne chose au départ. Mais si votre organisme est en état de stimulation permanente, acharné à vouloir « battre » le cancer, avec l’angoisse permanente de ne pas y parvenir, il peut finir par s’épuiser.

Or c’est le repos, et non le combat, qui fait le plus de bien à vos cellules !

Le yoga permet à votre corps de récupérer en profondeur, et vous aide à trouver cet état de calme, de recul et d’espoir indispensable au bien-vivre… et à la guérison.

N’attendez pas de tomber malade !

Vous me direz, pourquoi attendre de tomber malade pour se mettre au yoga ?
Et… vous avez bien raison !

A titre personnel, je compte m’y mettre dès que possible. J’ai vraiment hâte d’ajouter cette merveilleuse activité à mon programme physique de la semaine (déjà composé de séances de musculation et d’efforts intenses « fractionnés »).

D’autant que je vous ai surtout parlé des effets du yoga contre le cancer, et pas de ses myriades d’autres bienfaits thérapeutiques prouvés scientifiquement.

J’y reviendrai, mais sachez que c’est une des meilleures activités qui existe :

– Pour votre cœur : il régule votre tension artérielle et améliore la santé des patients victimes de maladies cardiaques graves ; [14] [15] [16]
– Pour les problèmes respiratoires : le yoga réduit vos symptômes et améliore votre qualité de vie si vous êtes asthmatique ; [17]
– Contre l’arthrose et l’ostéoporose : le yoga fluidifie vos articulations , élimine la douleur et fortifie vos os ; [18] [19] [20]
– En cas de douleur chronique au dos (lombalgie) ou à la nuque ; [21] [22]
– Pour réduire votre stress , booster votre humeur et améliorer votre sommeil – des effets qui ne sont bien sûr pas réservés aux patients atteints de cancer ! [23] [24] [25]

Je pourrai aussi parler des effets thérapeutiques moins connus du yoga contre l’incontinence urinaire, les pulsions alimentaires ou la sclérose en plaque. [27] [28] [29]

Mais vous avez compris l’idée : en un mot, le yoga est bon pour (presque) tout !

Le plus difficile, en fait, c’est… de s’y mettre !

Et c’est pour cela que j’ai besoin de vous.

A vos témoignages ! qu’est-ce que le yoga a changé pour vous ?

Aidez-moi à transmettre au plus grand nombre l’envie, la motivation de se lancer… et de persévérer.

Si vous avez fait du yoga, dites à notre belle communauté, ce que le yoga a changé pour vous, en commentaire, au bas de cet article.

On trouve d’innombrables témoignages sur Internet de personnes qui disent « le yoga a changé ma vie ! ». Est-ce que vous avez vécu cela, vous aussi ?

Et si vous êtes thérapeute ou professeur de yoga, avez-vous constaté chez vos patients ou vos élèves des cas d’amélioration particulièrement frappants ?

Ensemble, nous créerons une immense chaîne d’espoir et de motivation pour aider le plus grand nombre de personnes à franchir le pas… et à profiter enfin de tous les bienfaits du yoga.

Sources

[1] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[2] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[3] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[4] The effects of yoga on the quality of life and depression in elderly breast cancer patients, Yagli NV and Ulger O, Complement Ther Clin Pract. 2015 Feb

[5] Effect of Yoga on cancer related fatigue in breast cancer patients with chemotherapy, Wang G et al, Zhong Nan Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2014 Oct

[6] The effect of yoga exercise on improving depression, anxiety, and fatigue in women with breast cancer: a randomized controlled trial, Taso CJ et al, J Nurs Res. 2014 Sep

[7] Restorative yoga for women with breast cancer: findings from a randomized pilot study, Danhauer SC et al, Psychooncology. 2009 Apr

[8] Yoga reduces inflammatory signaling in fatigued breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Bower JE et al, Psychoneuroendocrinology. 2014 May

[9] Yoga’s impact on inflammation, mood, and fatigue in breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Kiecolt-Glaser JK et al, J Clin Oncol. 2014 Apr

[10] Multicenter, randomized controlled trial of yoga for sleep quality among cancer survivors, Mustian KM et al, J Clin Oncol. 2013 Sep

[11] Yoga may lessen side effects in men undergoing prostate cancer treatmentMore men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015

[12] Regular yoga can help cancer survivors, The Telegraph News

[13] Certes, toute forme d’activité physique a en elle-même d’innombrables vertus pour la santé et devrait toujours être prescrite comme principal adjuvant anti-cancer. Mais le yoga est beaucoup plus qu’une simple « activité physique ». C’est ce qu’a montré de façon spectaculaire une étude de très haute qualité méthodologique, publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology (http://jco.ascopubs.org/content/early/2014/03/03/JCO.2012.48.2752.abstract). Les chercheurs ont sélectionné trois groupes de patientes sous radiothérapie pour cancer du sein : un groupe en liste d’attente, un groupe qui a bénéficié de séances d’étirement, et un groupe qui a suivi des cours de yoga – trois fois par semaine, pendant 1 mois et demi. Comme prévu, les séances de yoga comme les séances d’étirement ont nettement réduit la fatigue de ces patientes et amélioré leur qualité de vie globale. C’est l’effet « activité physique ». Mais sur tous les critères testés (fatigue, sommeil, qualité de vie) le yoga a obtenu de meilleurs résultats que les simples « étirements ».  Le yoga s’est avéré particulièrement efficace à réduire le stress de ces patientes, dont le niveau était mesuré par des tests salivaires de cortisol (l’hormone du stress).  Et ce n’est pas une étude isolée : elle a été confirmée par deux autres recherches publiées en 2015. En seulement 8 séances, le yoga fait mieux que les activités physiques classiques sur le niveau de dépression, de fatigue, de douleur et de qualité de sommeil de patientes atteintes de cancer du sein (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25697379 / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25567329)

[14] Yoga for hypertension: a systematic review of randomized clinical trials, Posadzki P, Dare reviews, 2014

[15] Effects of Yoga in Patients with Chronic Heart Failure: A Meta-Analysis, Gomes-Neto M et al, Arq Bras Cardiol. 2014 Nov http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25317861

[16] Effect of yoga on arrhythmia burden, anxiety, depression, and quality of life in paroxysmal atrial fibrillation: the YOGA My Heart Study, Lakkireddy D et al, J Am Coll Cardiol. 2013 Mar

[17] Yoga for asthma, Yang ZY et al, Cochrane Database Syst Rev. 2016 Apr

[18] Yoga for rheumatic diseases: a systematic review, Cramer H et al, Rheumatology (Oxford). 2013 Nov

[19] Yoga in Sedentary Adults with Arthritis: Effects of a Randomized Controlled Pragmatic Trial, Moonaz SH et al, J Rheumatol. 2015 Jul

[20] Twelve-Minute Daily Yoga Regimen Reverses Osteoporotic Bone Loss, Lu, Yi-Hsueh PhD et al, Topics in Geriatric Rehabilitation, june 2016

[21] A systematic review and meta-analysis of yoga for low back pain, Cramer H et al, Clin J Pain. 2013 May

[22] Yoga for chronic neck pain: a pilot randomized controlled clinical trial, Michalsen A et al, J Pain. 2012 Nov

[23] Yoga as an alternative and complementary approach for stress management: a systematic review, Sharma M, J Evid Based Complementary Altern Med. 2014 Jan

[24] Effects of yoga versus walking on mood, anxiety, and brain GABA levels: a randomized controlled MRS study, Streeter CC et al, J Altern Complement Med. 2010 Nov

[25] Efficacy of yoga for vasomotor symptoms: a randomized controlled trial, Newton KM et al, Menopause. 2014 Apr

[27] Specialized Yoga Program Could Help Women with Urinary Incontinence, Elizabeth Fernandez, UCSF 2014

[28] Yoga Takes A Bite Out Of Eating Disorders, Science Daily, 2005

[29] Yoga and Aquatic Exercise Can Help Combat MS symptoms, University of Basel, 2016

196 commentaires

POINSOT LESTERLE PASCALE 22 septembre 2016 - 13 h 56 min

J’ai eu un cancer du sein et j’ai gardé un lymphœdème du bras droit. Je me suis formée et suis professeur de YOGA DU RIRE depuis 2013 et partage les bienfaits de ce yoga avec notamment des personnes qui ont eu un cancer du sein…avec une efficacité toujours surprenante.
Le yoga du rire combine des exercices de respiration profonde et des exercices visant à déclencher le rire (qui se transforme vite en véritable rire contagieux). Cette pratique se base sur le contact visuel et la joie enfantine pour provoquer le rire. Elle est connue pour libérer des endorphines et réduire le stress.
Fondateur : Dr. Madan Kataria
Il est important de choisir parmi tous les yoga existants celui qui nous convient le mieux !
http://www.yogajournalfrance.fr/le-manuel-des-styles-de-yoga/

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Anne 22 septembre 2016 - 13 h 54 min

J’ai commencé le yoga après ma première grossesse qui m’avait laissé des douleurs de dos (guéries par un excellent ostéopathe). Je n’ai jamais plus eu mal au dos, même pour la grossesse suivante, et je n’ai donc jamais arrêté le yoga (9 ans maintenant). Même 2-3 fois par semaine 30minutes -1h suffisent pour maintenir une bonne musculature, plus les autres bénéfices.
J’avais commencé par un mix de ashtanga yoga et iyenghar yoga (attention, à faire avec un professeur compétent sinon risque de se blesser), et je fais aussi maintenant du kundalini yoga. Ce dernier est excellent pour entretenir le système lymphatique, les organes et le système nerveux, surtout parasympathique.
Vous avez raison de conseiller le yoga, contrairement à beaucoup de sports les bénéfices sont bien supérieurs à l’investissement en temps.

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Hermon Monique 22 septembre 2016 - 12 h 35 min

merci de nos indiquer les bienfaits du yoga, j’ai très envie de m’y mettre, mais comment reconnaitre un bon professeur pour ne pas se tromper et avoir les résultats espérés.

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LN 22 septembre 2016 - 11 h 44 min

Bonjour à tous,
je suis tout à fait d’accord avec Do. J’ai pratiqué le Hatayoga qui m’a fait énormément de bien mais certaines postures difficile à mettre en oeuvre. J’ai trouvé une pratique énergétique qui me correspond beaucoup mieux : d’abord le Tai chi chuan puis le Qi gong que je pratique depuis 6 ans maintenant. Et je ne peux plus m’en passer ! Il existe des centaines de formes différentes plus ou moins facile pour tous (hommes, femmes, enfants…) mais jamais inaccessible. J’en fais 1 à 2 fois par semaine en cours mais tous les jours dans mon jardin avec mon fils, 20 min suffisent. J’ai retrouvé ma souplesse et mon équilibre par une détente profonde et un lien particulier entre mon corps et mon esprit en « pleine »conscience. Pour ceux que le Yoga rebute un peu, je recommande d’essayer le Qi gong juste « pour voir »… Après, c’est selon le ressenti de chacun !
Bonne journée à tous

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Emma 22 septembre 2016 - 11 h 25 min

Bonjour Xavier,
C’est le chant lyrique qui m’a amenée au yoga, les techniques de respirations du Bel Canto étant très similaires. En quelques séances, yoga au matin et chant l’après-midi, ma voix a pris de la puissance, à tel point que désormais, ma prof de chant conseille le yoga à tous ses élèves!
Mais cela n’était que le premier bienfait. J’ai aussi rapidement constaté que pour dormir, je n’avais plus besoin que d’un oreiller au lieu de deux. De plus, je m’étais cassé le bras six mois avant de commencer. Comme les exercices de salutation au soleil font que l’on se porte sur les bras, je n’étais pas très rassurée. Mais en quelques semaines, la sensibilité de mon bras à chaque changement infime de température ou de météo s’est estompée.
Enfin, il se trouve que, professionnellement, je me suis retrouvée en burn-out un an après avoir commencé. Tout ce que j’ai appris en termes d’acceptation de soi et de relaxation pendant mes cours de yoga m’a été fortement utile pour accepter et gérer cette période particulièrement fastidieuse. Le burn-out, pour moi, ça a été c’est dormir tout le temps (entre 16 et 20h par jour) et sentir mes muscles se contracter comme des fous… heureusement que j’avais acquis les postures de relaxation pour traverser cela! Puis mes muscles se sont relâchés un à un, là aussi c’est surprenant, mais quand on a appris à observer sans jugement et à écouter son corps, on accueille. La méditation aussi aide à s’auto-régénérer psychologiquement. Elle a été ma meilleure alliée.
Bref, j’ai repris les cours la semaine dernière, puisqu’il m’a fallu deux ans de récupération pour être suffisamment en forme et être capable à nouveau d’assumer un cours complet. Cette reprise, mon corps m’en remercie déjà!

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Serge 22 septembre 2016 - 11 h 14 min

Bonjour,
Ayant eu deux attaques de tuberculose étant enfant, et les sommets des deux poumons détruits, j’étais malingre, déminéralisé et disqualifié pour la gymnastique et les sports qui m’étaient très pénibles. D’autre part, j’étais extrêmement raide et incapable de me défendre contre mes petits camarades qui abusaient de cette faiblesse. Un ami qui pratiquait, m’a initié au hatha yoga, et après avoir dépassé les compétences de mon instructeur, j’ai poursuivi seul, en autodidacte (l’école Sivananda, grâce aux excellents livres d’André Van Lysebeth) et je pratique tous les jours depuis 45 ans. Cela m’a permis d’acquérir une souplesse et une force inespérées qui m’ont amené à pratiquer ce dont je rêvais, enfant, le ju jitsu et le judo, qui sont des sports assez durs. Aussi, d’obtenir un meilleur équilibre physique et mental ainsi que de nombreux autres bénéfices. Pour ceux qui ne pourraient vraiment pas s’exercer physiquement, il existe le Yoga nidra, yoga mental (que l’on peut pratiquer en plus du Hatha yoga) , qui amène des changements très positifs dans note vie et peut même guérir ou favoriser la guérison de certaines pathologies même des plus graves.
On peut pratiquer chez soi, avec un investissement minimum (un tapis pour le hatha yoga, et un lecteur CD ou un walkman avec casque pour le yoga nidra); il n’y a plus qu’à s’y mettre!…
Merci à Mr Xavier Bazin pour tous ses excellents conseils.

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Serge 22 septembre 2016 - 11 h 24 min

Un petit oubli: il y a 2 ans, mon pneumologue m’a dit: » votre capacité pulmonaire est aussi bonne que celle d’un homme valide de votre age » et comme je lui disais que c’était grâce aux exercices respiratoires du yoga (pranayama), il a marqué sur son compte rendu, lui qui n’est pas du tout pratiquant, »surtout, continuez le yoga » …..

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herve jean 22 septembre 2016 - 10 h 32 min

cher Xavier,
decouvert le yoga a 60 ans .Apres 9 ans de pratique quotidienne d’Ashtanga yoga ,un yoga tres physique et athletique qui correspond a mon temperament (ayant pratique des sports de competition pratiquement toute ma vie) les bienfaits sont extremement positifs sur le plan purement physique ,physiologique et mental.il s’agit d’une panacee,et de la meilleure therapie anti-age qui puisse exister que tout le monde peut pratiquer car chacun trouvera le yoga adapte a ses capacites et a ses objectifs.
Je dois preciser que ce qui m’a le plus aide pour progresser , ce sont les videos de Youtube qui m’ont permis de decouvrir les grands maitres du yoga ,de trouver le yoga qui me passionne le plus ,et de m’entrainer a present chez moi avec ces videos .

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Do ´ 22 septembre 2016 - 10 h 19 min

Le Yoga oui ! Et le Qi Gong ? Un des 5 Piliers de la Medecine Traditionnelle Chinoise MTC qui a donné en version martiale le Tai Chi. Mouvements plutot que postures et travail de l’energie interne pour s’equilibrer sur tous les plans physiques et mentaux et puis faire peu à peu disparaitre ses douleurs. En pratique MTC depuis qq 10 ans, quel bonheur ! Je vous le souhaite à tous. Do ´ (nouvelle retraitée en pleine forme)

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herve jean 22 septembre 2016 - 10 h 58 min

Je pense qu’il ne faut pas tout melanger,sous peine d’entretenir une certaine confusion.
Le Yoga est une discipline et philosophie d’origine indienne .La majorite d’entre-nous occidentaux ne pouvons en apprecier,que certains des aspects plus adaptables a notre culture.Dans une deuxieme temps seulement ,au fur et a mesure de la pratique au fil des annees,certains pratiquants accederont a d’autres « niveaux »tant sur le plan physique que psychique et spirituel.
Mais ne perdons pas de vue l’essentiel: tous les bienfaits qu’apporte le Yoga a TOUS les niveaux de pratique,que ce soit au niveau du debutant ,de l’intermediaire comme je le suis apres 9 ans de pratique intense quotidienne, ou du pratiquant avance ,qui va pouvoir peu a peu decouvrir et s’enrichir dans toutes les » voies du yoga » comme vous le dites .

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