Je vous présente mes meilleurs vœux et vous propose une « bonne » résolution… pas comme les autres

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Je vous souhaite une magnifique année 2023, pleine de joie, d’amour, de bonheur !

Et pour qu’elle soit aussi pleine d’énergie, je vais vous donner 2 petits conseils santé pour bien commencer l’année.

Mais, mais, mais…

…avant cela, je voudrais vous demander une seconde d’attention.

Car il ne suffit pas de savoir ce qu’il faut faire pour sa santé…

Encore faut-il être motivé pour agir !

« Je vois le meilleur et je l’approuve et pourtant je fais le pire », se lamentait le poète latin Ovide il y a 2 000 ans.

Et je le comprends ! Comme tout le monde, je me sens parfois concerné :

  • Certains jours froids et gris, où je suis censé sortir courir, ma motivation flanche ;
  • Pendant des repas de fête (c’est de saison), je sais que ce verre d’excellent vin risque d’être « celui de trop »… mais je me laisse emporter par l’humeur générale ;
  • Il m’arrive aussi, je l’avoue humblement, d’avoir des « envies de sucré » et… de céder à la tentation !

Comme le disait Ovide, j’ai beau savoir rationnellement ce qui est bon pour moi, cela ne m’empêche pas toujours de faire le contraire !

Heureusement, il existe un « truc » efficace pour soutenir nos bonnes résolutions.

Il s’agit d’une astuce inspirée de mon philosophe préféré, le grand Spinoza.

Il avait compris que notre cerveau « rationnel » ne suffit pas.

Pour dominer nos envies et pulsions, il est souvent inutile de se « raisonner ».

Ce qu’il faut, dit Spinoza, c’est mobiliser une émotion encore plus forte :

« Une passion ne peut être empêchée ou détruite que par une passion contraire et plus forte », écrivait-il.

Oui, mais quelle émotion peut-on mobiliser pour surmonter des tentations immédiates ?

Eh bien, je vous propose d’essayer… la fierté !

Avec le plaisir de la fierté, tout devient possible !

Quand on n’arrive pas à tenir ses bonnes résolutions, c’est généralement qu’on n’y trouve aucun plaisir. 

Si nos résolutions ne sont que des contraintes pénibles, il est difficile de les tenir.

Ce qu’il faut, c’est trouver un plaisir psychologique plus fort que le plaisir attendu de la « transgression ».

Il faut réussir à activer dans notre cerveau nos « circuits de récompense » – ceux qui activent le plaisir et vous aident à vous motiver.

Et pour cela, des chercheurs ont trouvé une émotion mobilisatrice efficace : la fierté.

À chaque fois que vous faites un pas dans la bonne direction, il faut essayer de ressentir la fierté de posséder la maîtrise sur votre corps et vos envies.

Et ça marche !

Plusieurs études psychologiques récentes ont montré que la fierté bien utilisée est un des meilleurs moyens de booster votre volonté[1] !

Attention, cette fierté n’est pas de l’orgueil mal placé.

C’est la fierté d’être libre, conscient et maître de ses propres pulsions.

Si par exemple, vous êtes tenté de mettre un sucre dans votre thé ou café, pensez à la fierté que vous ressentirez si vous résistez à la tentation – cela vous rendra la tâche beaucoup plus facile, vous allez voir.

Et pour vous « récompenser » régulièrement de tenir vos bonnes résolutions, l’idéal est de ressentir cette fierté à chaque fois que vous vous sentez en contrôle de vous-même – plusieurs fois par jour, si nécessaire !

Attention toutefois, il y a un petit piège à éviter.

Vous ne devez surtout pas vous sentir fier du résultat immédiat. Par exemple, vous ne devez pas vous sentir fier d’avoir perdu 2 kilos ou de vous être passé de dessert sucré[2].

Car dans ce cas, votre cerveau va penser que vous avez atteint votre objectif et va donc « relâcher la pression » en vous incitant à vous « récompenser » !

Ce dont vous devez vous sentir fier, c’est d’avoir exercé avec succès votre libre arbitre, votre « contrôle de vous-même ».

C’est cela qui doit vous donner du plaisir… et cela qui renforcera votre motivation à persévérer…

…et à suivre, par exemple, ces 2 conseils fondamentaux de la « détox »…

…qui ne sont pas seulement valables en ce mois de janvier, mais toute l’année… et toute la vie !

Conseil « détox » numéro 1 : laissez votre système digestif respirer !

Vous le savez sans doute déjà, mais je préfère le répéter, tellement c’est important.

Votre intestin, votre foie et vos reins sont comme notre cerveau : ils ont besoin de repos régulier pour fonctionner à plein régime.

Pour ces organes, une « bonne nuit de sommeil réparatrice » consiste à passer plusieurs heures tous les jours sans rien faire.

Car c’est dans ces moments de « creux » qu’ils se régénèrent en profondeur.

Voilà pourquoi les nutritionnistes sérieux recommandent de jeûner au moins 12 heures par jour.

Cela signifie, au minimum, terminer son repas du soir à 20h et commencer son petit-déjeuner à 8h le matin.

Certains médecins, comme le Dr Mercola[3], vont un cran plus loin et recommandent de ne prendre vos repas que dans une fenêtre de 8 heures, afin de laisser 16 heures complètes à votre corps pour se détoxifier et se régénérer.

Concrètement, cela veut dire prendre son premier repas à 11h et finir son dîner à 19h. Ou, si vous tenez vraiment à votre petit-déjeuner, entre 7h du matin et 15h.

C’est ce qu’on appelle le « jeûne intermittent ».

Selon une revue d’études parue dans le New England Journal of Medicine, le jeûne intermittent permettrait :

« D’augmenter la résistance au stress, d’augmenter la longévité, et de diminuer le risque de maladies, y compris le cancer et l’obésité[4]. »

Ces résultats spectaculaires s’expliquent par un des mécanismes de détox les plus puissants de votre organisme : l’autophagie[5].

L’autophagie est la grande « machine à recycler » de vos cellules : elle permet à vos cellules de se nettoyer en profondeur plutôt que d’accumuler les déchets toxiques.

Or, rien n’est plus favorable à l’autophagie que le jeûne intermittent (ainsi qu’une bonne nuit de sommeil) !

Donc, n’oubliez jamais de donner un peu de répit à votre système digestif !

Si vous n’êtes pas habitué, essayez peut-être, une fois par semaine, de « sauter un ou deux repas », pour mettre vos intestins et votre foie au repos pendant 16 ou 24 heures, et voyez comment vous vous sentez !

Cela dit, il y a quelques mises en garde à connaître par rapport au jeûne intermittent.

D’abord, cette pratique semble moins bénéfique pour les femmes de moins de 50 ans.

Donc, comme toute nouvelle « pratique de santé », il est capital d’examiner attentivement les effets que cela a sur vous – je vous rappelle que nous sommes tous différents, et ce qui est bon pour la plupart des gens ne l’est pas forcément pour vous !

Deuxième petite mise en garde : passé 70 ans, une erreur répandue est de ne pas manger assez… et en particulier ne pas manger assez de protéines. Or, si vous manquez de protéines, votre masse musculaire commence à fondre, et vous devenez plus vulnérable à la plupart des maladies (et notamment les infections). Donc si vous adoptez le jeûne intermittent, veillez bien à manger suffisamment et à ne pas réduire votre consommation de protéines !

Conseil numéro 2 : l’activité physique, prince de la détox !

Ce conseil n’est pas non plus original, mais je tiens à rappeler qu’il n’y a pas de « détox » possible sans BOUGER.

La raison est simple : bouger active tous vos processus de détox :

  • L’activité physique améliore la circulation sanguine, ce qui permet d’oxygéner votre foie et vos reins, responsables de l’élimination des déchets et toxines ;
  • Bouger fait transpirer… ce qui vous permet d’éliminer les métaux lourds comme le mercure, le plomb ou le cadmium[6], ou des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A[7] ;
  • Le sport améliore aussi la mobilité de la lymphe, ce précieux fluide qui accompagne les toxines vers la sortie (la peau, le circuit sanguin ou l’intestin) ;
  • Et le sport permet la lipolyse[8], c’est-à-dire la dissolution des graisses dans lesquelles sont emprisonnées la plupart des toxines[9].

Si vous n’êtes pas très porté sur l’activité physique, optez pour la méthode des petits pas.

« Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres », disait Confucius.

C’est vrai aussi pour l’activité physique : vous pouvez obtenir de gros résultats avec de petits changements !

Dans une étude récente, des chercheurs estiment qu’il suffirait de faire 10 minutes d’activité vigoureuse par semaine (5 fois deux minutes intenses)… pour diviser par deux son risque de mourir dans les 5 ans[10] !!

On peut donc obtenir des résultats impressionnants si on se bouge un minimum. Et n’oubliez pas de ressentir la fierté de vous y être mis.

Je vous souhaite une magnifique année 2023 !

Bonne santé,

Sources

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