On vous a caché ces faits troublants sur la pilule contraceptive

On vous a caché ces faits troublants sur la pilule contraceptive

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Cher(e) ami(e) de la Santé,

Ce jour-là, Émilie, 34 ans, décide de changer de pilule contraceptive.

Un geste anodin, en apparence… mais qui va littéralement la rendre folle.

Après 48 heures sous sa nouvelle pilule, Émilie devient hyper-anxieuse.

Pire : elle devient carrément paranoïaque.

Du jour au lendemain, elle croit que les gens sont tous des imposteurs – qui se sont glissés dans le corps des « vraies personnes » qu’elle connait.

Par texto, elle demande à un de ses amis : « Puis-je t’ouvrir avec un couteau, pour être sûre que tu es bien réel ? ».

On l’amène alors aux Urgences, pour lui faire un examen psychiatrique.

Aucun médecin n’imagine que la pilule pourrait expliquer son état. Mais dans le doute, on lui conseille quand même de revenir à la pilule qu’elle prenait avant.

Ce qu’elle fait… et à peine 12 heures plus tard, Émilie redevient normale.

Elle n’avait jamais eu de souci psychiatrique avant, et n’en aura plus après.

Cette histoire assez incroyable est racontée par une scientifique reconnue, Sarah Hill, auteur du livre passionnant Ceci est votre cerveau sous pilule[1].

Selon cette chercheuse, la pilule contraceptive qu’a prise Émilie n’est pas défectueuse.

C’est une marque qui est prise chaque jour par des millions de femmes, qui ne s’en plaignent pas.

Oui, mais chaque femme est unique et les hormones ont des effets puissants !

Un même médicament hormonal peut :

  • Causer des pleurs inconsolables chez une femme ;
  • Créer une anxiété profonde chez une autre ;
  • Ou au contraire rendre la vie plus agréable à une troisième.

Je rappelle que la pilule est un mélange d’hormones sexuelles de synthèse – œstrogènes et progestérone.

Et ces hormones sexuelles ont des effets profonds sur le cerveau des femmes – ce qu’on s’est bien gardé de leur dire pendant 50 ans.

Dans une seconde, je vais vous montrer qu’une femme qui prend ou arrête la pilule peut, du jour au lendemain, risquer de changer d’opinion sur… son propre mari ou conjoint.

Mais d’abord, voici une preuve assez sidérante de la puissance des hormones sexuelles.

Connaissez-vous le syndrome du « testicule féminisant » ?

On l’a tous appris : ce qui fait qu’un garçon est un garçon, c’est le chromosome Y. Les filles ont deux chromosomes X (XX), et les garçons un chromosome X et un chromosome Y (XY).

Mais ce qui cause la vraie différence entre filles et garçons, ce sont les hormones sexuelles.

Car le chromosome Y conduit les bébés garçons à produire plus de testostérone dans le ventre de leur mère.

C’est cette testostérone qui permet de « construire » leurs organes génitaux… ainsi que le reste de leur corps masculin.

La preuve ?

Il existe une maladie très rare, autrefois nommée syndrome du « testicule féminisant ».

Les bébés affectés sont insensibles à la testostérone : leur corps est incapable de « lire » les signaux de cette hormone.

Résultat : ils ont beau avoir un chromosome Y… ils naissent avec le corps d’une petite fille !

Ils ressemblent à une fille, grandissent comme une fille… et se sentent « fille ».

Certains « garçons » ayant ce syndrome ont même gagné des concours de beauté féminins[2].

Et pourtant, « ils » ont bien un chromosome Y.

Ils s’en rendent compte à l’adolescence, quand ils n’ont pas de règles.

L’échographie montre alors qu’ils n’ont pas d’utérus ni d’ovaires… mais des testicules non descendus.

Vous voyez l’importance des hormones sexuelles… dès le commencement de la vie… puis à l’adolescence… et bien sûr, pour les femmes, à la ménopause.

Mais bizarrement, entre l’adolescence et la ménopause, on n’en entend plus beaucoup parler.

Pourtant, les hormones sexuelles continuent à avoir des effets profonds sur la vie des femmes… surtout quand elles prennent la pilule.

Ce qu’on ne vous a sans doute jamais dit sur le cycle féminin

Vous avez peut-être déjà vu un graphique de ce genre :

C’est une représentation simplifiée de la variation des hormones sexuelles pendant le cycle féminin, du 1er au 28e jour.

On voit une franche poussée d’œstrogènes (en bleu) en première phase du cycle…

… suivie d’une nette poussée de progestérone (en noir), dans la seconde phase.

Mais sous pilule contraceptive, cela change du tout au tout.

Regardez la figure ci-dessous (cette fois, les œstrogènes sont en vert et la progestérone en rouge).

À gauche, sur les 28 premiers jours vous avez le cycle normal, avec le pic d’œstrogènes en première phase et la hausse de progestérone en seconde.

… et à droite, les jours suivants, le cycle de 28 jours, sous pilule :

Vous voyez qu’il y a une énorme différence : sous pilule, les hormones sexuelles sont à plat, sans poussée d’œstrogènes.

Et cela peut avoir d’énormes conséquences psychologiques.

Encore une fois, je précise que cela dépend énormément des femmes.

Il peut arriver que l’effet psychologique soit positif – que la pilule procure un mieux-être.

Mais ce qui est sûr, c’est que vous avez des effets psychologiques chez de nombreuses femmes qui prennent la pilule.

Scoop : le cerveau d’une femme sous œstrogènes

Grâce aux neurosciences, on sait désormais à quoi ressemble le cerveau d’une femme sous œstrogènes.

Regardez l’image ci-dessous.

À gauche, vous avez des cellules nerveuses sans œstrogène, et à droite, avec une bonne dose d’œstrogènes.

Vous voyez que les cellules nerveuses sous œstrogènes ont plus de connexions.

Cela veut dire que votre cerveau est plus « alerte », vos sens sont plus aiguisés… et vous êtes plus vive.

Je rappelle que le pic d’œstrogènes a lieu en première partie du cycle naturel, avant l’ovulation.

C’est le moment où les hormones « préparent » la femme à une éventuelle conception.

D’un point de vue darwinien, c’est le moment ou jamais pour la femme d’avoir un cerveau au « top », pour faire les bons choix.

C’est aussi le moment où les femmes prennent davantage soin d’elles-mêmes.

De fait, dans la première phase de cycle, les femmes ont un peu plus tendance à se maquiller, à bien choisir leurs vêtements, à faire de l’activité physique.

Et pour les mêmes raisons, c’est aussi la phase du cycle où la libido est au plus haut !

Mais après l’ovulation, et la poussée de progestérone, il y a un léger changement.

Là, il s’agit de préparer le corps à donner de l’énergie à un éventuel fœtus – les femmes ont alors tendance à manger un peu plus.

C’est aussi le moment pour le corps de « calmer le jeu ». De fait, la progestérone a des effets apaisants sur le système nerveux.

Au total, les deux phases s’équilibrent : plus d’excitation dans la première, plus de calme dans la seconde.

Plus de restriction calorique et d’exercice dans la première, plus de récupération et de nourriture dans la seconde.

Et c’est tout le problème de la pilule.

Sous pilule, c’est un peu comme si votre corps était en permanence en seconde phase du cycle, avec peu d’œstrogènes.

Voilà pourquoi, chez un certain nombre de femmes :

  • La pilule pourrait conduire à prendre du poids[3];
  • La pilule a tendance à affaiblir la libido ;
  • Et la pilule a tendance à augmenter la déprime[4].

La vie sous pilule peut paraître plus « plate », moins riche en nuances, moins excitante.

Et c’est tout à fait logique, quand on connaît la puissance des hormones.

Sauf qu’on ne le dit presque JAMAIS aux femmes.

Perte de libido ? Prise de poids ? Dépression, anxiété ?

« Rien à voir avec la pilule. C’est dans votre tête », ont déclaré les gynéco et médecins généralistes pendant des décennies.

Alors qu’il suffit de voir les courbes d’hormones pour constater le problème.

Comme le dit Sarah Hill, nous avons plusieurs versions de nous-mêmes, et les hormones influencent quelle version de nous-mêmes nous devenons.

Et ce qui est encore plus fou, c’est que les hormones pourraient influencer aussi le type d’hommes qui attirent les femmes !

Certaines recherches suggèrent qu’en première phase du cycle, les femmes sont un peu plus attirées par les hommes au physique sexy et viril… tandis qu’en seconde phase, elles sont davantage attirées par l’intelligence et le statut social de leur partenaire.

Selon une étude, les femmes qui ont rencontré leur futur mari sous pilule sont, en moyenne, moins attirées physiquement par leur conjoint quand elles retrouvent leur cycle naturel[5] !

Cela reste à confirmer[6] mais dans le doute, c’est une bonne raison de conseiller à vos enfants ou petits-enfants d’arrêter la pilule au moins un ou deux ans avant de se marier ou de faire un enfant.

Et tout ça, c’est sans parler des effets indésirables de la pilule, liés au fait que ce sont des hormones synthétiques, prises sous une forme non naturelle (par voie orale).

Je vous en parlerai dans une prochaine lettre – et ce sera l’occasion de reparler du scandale des pilules de 3e et 4e génération.

Bonne santé,

Xavier Bazin


[1] https://www.penguinrandomhouse.com/books/572584/this-is-your-brain-on-birth-control-by-sarah-e-hill-phd/

[2] http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS1438_19920528/OBS1438_19920528_106.pdf

[3] Cet effet de la pilule n’a toutefois pas été objectivé pour les pilules combinées, selon la revue Cochrane sur le sujet https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD003987.pub5/full

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27680324/

[5] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21993500

[6] D’autres études n’ont pas identifié cet effet https://www.larspenke.eu/pdfs/Stern_et_al_2020_-_Probing%20ovulatory%20cycle%20shifts%20in%20womens%20preferences%20for%20mens%20behaviors.pdf

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