Inhumains, certains médecins ?
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Cher(e) ami(e) de la Santé,
Beaucoup de patients n’osent pas dire à leur médecin qu’ils ne prennent pas leurs médicaments.
Ils savent que la réaction du médecin risque de manquer de « bienveillance ».
Dans Le Malade imaginaire, Molière parle déjà de ce problème – avec une scène caricaturale, certes, mais qui ne manque pas de sel.
Purgon, le médecin, est furieux quand il apprend qu’Argan a osé refuser un des lavements (clystère) qu’il lui a prescrits :
MONSIEUR PURGON.- Je viens d’apprendre là-bas à la porte de jolies nouvelles. Qu’on se moque ici de mes ordonnances, et qu’on a fait refus de prendre le remède que j’avais prescrit.
Voilà une hardiesse bien grande, une étrange rébellion d’un malade contre son médecin.
Un clystère que j’avais pris plaisir à composer moi-même.
Inventé, et formé dans toutes les règles de l’art.
Et qui devait faire dans des entrailles un effet merveilleux.
Le renvoyer avec mépris !
C’est une action exorbitante.
Un attentat énorme contre la médecine.
Un crime de lèse-Faculté, qui ne se peut assez punir.
Je vous déclare que je romps commerce avec vous.
Je vous aurais tiré d’affaire avant qu’il fût peu.
J’allais nettoyer votre corps, et en évacuer entièrement les mauvaises humeurs.
Et je ne voulais plus qu’une douzaine de médecines, pour vider le fond du sac.
Mais puisque vous n’avez pas voulu guérir par mes mains…
Puisque vous vous êtes soustrait de l’obéissance que l’on doit à son médecin…
Puisque vous vous êtes déclaré rebelle aux remèdes que je vous ordonnais…
J’ai à vous dire que je vous abandonne à votre mauvaise constitution, à l’intempérie de vos entrailles, à la corruption de votre sang, à l’âcreté de votre bile, et à la féculence de vos humeurs.
Et je veux qu’avant qu’il soit quatre jours, vous deveniez dans un état incurable.
Que vous tombiez dans la bradypepsie.
De la bradypepsie, dans la dyspepsie.
De la dyspepsie, dans l’apepsie.
De l’apepsie, dans la lienterie.
De la lienterie, dans la dyssénterie.
De la dyssénterie, dans l’hydropisie.
Et de l’hydropisie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie.
Cette scène me fait penser à ce que m’a confié mon ami le Dr V.
Le Dr V. n’est pas cancérologue : ce n’est pas lui qui prescrit la chimiothérapie. Mais il propose à ses patients des traitements d’accompagnement pour traverser l’épreuve dans de meilleures conditions.
Il leur prescrit notamment des plantes et compléments alimentaires validés scientifiquement et qui peuvent faire une belle différence en cas de cancer.
Le drame se produit lorsque ces patients doivent « avouer » à leur cancérologue qu’ils prennent ces traitements naturels.
« Dans la plupart des cas, leur cancérologue leur tombe dessus, les engueule violemment. Dans le meilleur des cas, il dit au patient qu’il peut faire « ce qu’il veut », affichant un souverain mépris pour ces traitements complémentaires.
Tu te rends compte, Xavier, me dit le Dr V., suffoqué par l’indignation, ces patients arrivent la boule au ventre chez leur cancérologue. Ils ont le cancer et ils subissent en plus la maltraitance de celui qui est censé les aider à guérir ! »
Cela ne vous fait pas penser à la tirade de M. Purgon ?
La ressemblance est encore plus frappante avec cette histoire racontée par un médecin généraliste sur son blog De la médecine générale
La femme d’un patient atteint d’un cancer appelle son médecin, affolée :
« On a dit à mon mari, j’étais là, qu’il allait mourir à 99 %. Le docteur a dit qu’avec le nouveau traitement mon mari pouvait vivre entre trois et neuf mois de plus et que s’il le refusait il pouvait mourir dans une semaine ou dans un mois.
Et cette conclusion terrible : « Le docteur a dit que puisqu’il refusait le traitement il n’avait pas besoin de le revoir. »
Commentaire du médecin blogueur : « Je suis effondré. Comment peut-on prononcer une phrase pareille ? Comment peut-on se comporter aussi mal à partir du moment où le patient (qui va mourir) décide de ne pas se traiter ? »
Attention : beaucoup de médecins sont des hommes et des femmes de qualité, qui traitent leurs patients avec empathie et professionnalisme.
Mais il existe aussi des petits médecins et des grands « pontes » hautains, orgueilleux, qui n’acceptent pas la contradiction et encore moins l’esprit critique de leurs patients.
Ce n’est pas simplement un problème de « personnes » (toute profession a ses brebis galeuses).
Le problème de fond est que la médecine en général manque cruellement de MODESTIE :
- face à l’ampleur de ce qu’elle ne comprend pas,
- face à l’efficacité réelle de ses « médicaments »,
- et face à la puissance des équilibres naturels.
Oui, les antibiotiques sont une bénédiction contre les infections graves, les anti-douleurs ont apporté des soulagements inestimables, et les anesthésiques permettent des opérations chirurgicales miraculeuses.
Mais la plupart des autres « médicaments » sont nettement moins miraculeux, avec des effets indésirables parfois redoutables.
C’est pourquoi la sagesse est de se tourner d’abord vers la Nature : donner en priorité à notre corps ce dont il a besoin pour combattre efficacement la maladie de lui-même.
La première des médecines est donc l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress et la protection vis-à-vis des polluants.
La seconde médecine, c’est celle que la nature a mise à notre disposition (micro-nutriments, plantes, et huiles essentielles).
L’objectif est de donner un coup de pouce à notre corps, avec des molécules dont l’efficacité et la non-toxicité sont garanties par des centaines d’années d’usage traditionnel.
Quant aux médicaments chimiques qui interfèrent avec des mécanismes naturels, ils ne viennent que dans un troisième temps.
Bien sûr, ils peuvent sauver des vies dans des situations d’urgence. Mais sur le long terme, ils ont toutes les chances de produire de lourds déséquilibres dans votre organisme hyper-complexe.
N’oublions pas les leçons du grand Molière !
Bonne santé,
Xavier Bazin
