Vérifiez si votre médecin possède ces 4 qualités clés

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Cher(e) ami(e) de la Santé,

Il y a 10 ans, presque jour pour jour

… je vous ai envoyé une lettre intitulée :

« 5 secrets pour bien choisir son médecin ».

Aujourd’hui, le problème de ce titre me saute aux yeux.

Comment imaginer « choisir » son médecin, de nos jours ?

Avec les déserts médicaux, il est souvent difficile de trouver un médecin… quel qu’il soit !

Cela dit, que vous ayez le choix ou non, il est important de savoir repérer les mauvais médecins.

Et d’avoir bien conscience de ce qu’est la VRAIE MÉDECINE.

On a parlé la semaine dernière de l’importance de l’empathie.

C’est à mon avis la qualité n°1 d’un bon médecin.

Mais ce n’est pas la seule.

Attention aux médecins qui ne croient pas à leurs propres traitements !

Croit-il VRAIMENT à ce qu’il vous prescrit ? (Qualité n°2)

Voyez plutôt cette histoire étonnante, que le Dr Patrick Lemoine a racontée aux lecteurs de la Revue Santé Corps Esprit : 

« L’histoire se passe dans les années 1960. Le Dr Stewart Wolf est un grand médecin interniste américain, très connu pour sa compétence et son honnêteté scientifique. Le bon docteur se désespérait car l’un de ses patients enchaînait les crises d’asthme depuis 18 ans et qu’il ne pouvait rien faire pour l’aider.

Un beau jour, en lisant une revue scientifique, le Dr Wolf est tombé sur un article qui chantait les louanges d’une nouvelle molécule capable de soulager les asthmatiques grâce à des mécanismes totalement différents et novateurs pour l’époque.

Aussitôt, le Dr Wolf écrit au laboratoire pour lui demander des échantillons à titre compassionnel, vu la gravité de la maladie de son patient. Il reçoit par retour quelques boîtes du fameux médicament et les remet « normalement » à celui-ci. La guérison intervient immédiatement et dure pendant tout le temps du traitement.

Se demandant si la mariée n’était pas trop belle, il écrit à nouveau au laboratoire pour demander cette fois des comprimés de placebo et en précisant qu’ils devaient avoir une présentation identique. Il voulait vérifier que cette guérison miraculeuse n’était pas due à un simple effet placebo. Il les remet à son patient qui rechute très rapidement. Il redonne à nouveau le médicament efficace et le patient est à nouveau soulagé. Convaincu pour de bon, il écrit une nouvelle fois au laboratoire pour l’informer qu’il pense « raisonnablement » que ce traitement est efficace chez son patient.

C’est alors qu’il reçoit par retour un courrier : « Cher Dr Stewart Wolf, depuis le début, vous n’avez à votre disposition que des comprimés de placebo car nous avons reçu tellement de demandes de ce genre que nous n’avons pas pu suivre ! »

La morale de cette histoire est simple : vous avez peu de chances de guérir si votre médecin ne « croit » pas réellement à l’efficacité de son traitement !

Dans une étude classique datant de 1985, les chercheurs ont ainsi observé que la douleur des patients était nettement moins forte lorsque le médecin pensait donner un vrai médicament anti-douleur que lorsqu’il croyait donner un faux médicament (placebo)[1] !

Attention toutefois aux médecins qui sont persuadés de l’efficacité… de médicaments toxiques :

Votre médecin est-il prescripteur… ou déprescripteur ? (Qualité n°3)

Le Pr Henri Joyeux explique régulièrement qu’il a toujours été un « déprescripteur » de médicaments, beaucoup plus qu’un « prescripteur ».

Il conseille donc régulièrement à ses patients d’arrêter tel ou tel médicament prescrit par un de ses confrères et qu’il juge inutile ou dangereux… ce qui explique en partie pourquoi l’Ordre des médecins ne l’apprécie guère.

En réalité, c’est lui qui a raison, bien sûr.

Car la plupart des médicaments pris sur longue durée ont des effets délétères. C’est le cas notamment des anti-inflammatoires, des anti-douleurs, des anti-cholestérol, des anti-acides, des anti-dépresseurs, mais aussi des somnifères et anxiolytiques, des médicaments contre l’asthme et les allergies (lorsqu’ils sont anticholinergiques), et bien d’autres encore[2].

Même les antibiotiques, qui sauvent chaque année des milliers de vies humaines, ravagent votre flore intestinale et ne doivent surtout pas être pris à la légère.

À chaque fois que cela est possible, il faut donc choisir un remède naturel plutôt qu’un médicament. Et si vous me lisez régulièrement, vous savez que c’est possible dans la grande majorité des cas !

Malheureusement, sous la pression des labos pharmaceutiques, beaucoup de médecins sont devenus des machines à distribuer des médicaments.

C’est d’autant plus irresponsable que personne au monde ne connaît la totalité des interactions possibles entre les médicaments. Au-delà de trois médicaments à la fois, on est dans l’inconnu le plus total.

Quand vous voyez les piluliers géants distribués dans les maisons de retraite, vous voyez à quel point la médecine peut faire de l’expérimentation dangereuse.

On n’en serait pas là si on s’intéressait au patient dans sa globalité.

Et si on s’intéressait à vous, et à votre « terrain » ? (Qualité n°4)

Imaginez : vous arrivez en consultation avec un petit virus, une grippe, un coup de fatigue. Ou même de l’hypertension ou du diabète.

Dans 95 % des cas, votre médecin ne va s’intéresser qu’à votre symptôme et chercher à le soulager par des médicaments. Pourtant, ce qui compte vraiment pour votre santé, ce n’est pas votre symptôme, c’est la cause de ce symptôme.

Pourquoi votre système immunitaire n’a-t-il pas su repousser le virus ? Qu’est-ce qui, dans votre mode de vie (alimentation, stress, etc.) fait monter votre tension artérielle ? Pourquoi avez-vous psychologiquement besoin de ces aliments « réconforts », qui ont causé votre diabète ?

Les médecins devraient prendre exemple sur les naturopathes, qui s’intéressent profondément à tous ces aspects. Ils pratiquent une réelle « anamnèse », en vous interrogeant sur tous les aspects de votre vie familiale, sociale, professionnelle et environnementale.

Là encore, ce n’est pas un « petit plus », un « supplément d’âme » : c’est le meilleur moyen d’améliorer votre santé en profondeur et d’éviter que vous ne tombiez malade à l’avenir[3].

Mais n’en voulez pas trop à votre médecin : il n’a pas appris à le faire !

Ne jetez pas la pierre à votre médecin

Toute la formation des médecins est aujourd’hui fondée sur un dogme : le corps serait une simple « machine » qu’il faut « réparer » quand elle est « cassée ».

Ne vous étonnez donc pas que les médecins négligent vos pensées, croyances ou émotions. Est-ce que vous, vous vous mettez à écouter votre ordinateur quand il dysfonctionne (moi il m’arrive de lui crier dessus, mais ça s’arrête là) ?

Pour beaucoup de médecins, vous êtes comme cet ordinateur. Leur travail se résume donc à rechercher l’origine du problème (par des tests, scans, etc.) puis de réparer la partie défectueuse (par des médicaments, des opérations chirurgicales, etc.).

Le problème est qu’une personne humaine ne se réduit pas à une juxtaposition d’organes à traiter. Une personne est un « corps » ET un « esprit » dont l’interaction harmonieuse est cruciale dans le processus de guérison.

Mais s’intéresser au patient dans sa globalité prend du temps. Et malheureusement, dans le système français, tout est fait pour empêcher le médecin de prendre ce temps pourtant si nécessaire.

C’est mathématique : avec des consultations à 30 euros, votre médecin ne peut pas prendre une heure entière avec chacun de ses patients, sans quoi il gagnerait moins bien sa vie qu’une femme de ménage, en comptant les charges de son cabinet.

Vous imaginez bien que même le médecin le plus altruiste au monde ne pourrait pas accepter de gagner à peine le SMIC, après une dizaine d’années d’études de haut niveau.

Si les naturopathes prennent le temps nécessaire, c’est aussi parce qu’ils en ont la possibilité matérielle, grâce à un prix moyen de consultation qui se situe autour de 60 euros.

Ne demandez donc pas l’impossible à votre médecin.

Vous n’avez pas le choix : reprenez le contrôle de votre santé

Si vous vous sentez bien dans le cabinet de votre médecin, si vous vous sentez libre de communiquer avec lui, s’il vous écoute d’une oreille attentive et bienveillante, c’est déjà beaucoup.

Le reste est de votre responsabilité : il vous faut prendre votre santé en main en vous informant par vous-même, auprès des meilleures sources.

C’est le seul moyen d’enrichir le dialogue avec votre médecin et de ne plus jamais accepter d’être passif.

Bonne santé,

Xavier Bazin


[1] http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(85)90984-5/. Une étude confirmée par une autre expérience, plus récente https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7494051/

[2] Je vous renvoie à toutes mes lettres sur ces sujets, disponibles sur www.sante-corps-esprit.com et https://www.xavier-bazin.fr/

[3] Voir notamment cet essai clinique montrant qu’un changement drastique d’alimentation avait permis la rémission totale du diabète chez un tiers des participants (ceux qui avaient le mieux suivi les consignes) https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)33102-1/abstract

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