Cher(e) ami(e),
À votre avis, quel est leur point commun (oui, oui, il y en a bien un !) :

Ce n’est ni leur taille, ni leur environnement, ni leur proie…
Vous avez trouvé ?
Eh oui, le dragon de Komodo et la tique sont tous les deux de puissantes « bombes à microbes » !!
- Le dragon de Komodo possède une salive hautement pathogène : plus de 50 bactéries lui permettent de tuer ses proies qui meurent d’infections bactériennes après la morsure ;
- La tique, toute petite qu’elle est, n’est pas en reste : une tique peut transmettre jusqu’à 200 microbes, bactéries, virus et champignons !!! Oui, 200 !! c’est juste ÉNORME !
Bon, je vous rassure tout de suite : il y a clairement peu de chances que vous mouriez d’une morsure de dragon de Komono.
En revanche, vous devez sérieusement vous méfier de cette petite bête :
Quand une infection en cache 10 autres : êtes-vous co-infecté(e) ?
Je suis certain que vous faites déjà partie des lecteurs éclairés sur Lyme. Bravo pour cela !
Mais ce que la plupart d’entre vous ignore sûrement, c’est le phénomène des co-infections.
N’ayez surtout pas de complexe, car ce n’est pas très connu du grand public…
D’ailleurs même de nombreux médecins passent complètement à côté.
Ce qui est évidemment dramatique pour les malades.
Mais, les co-infections, c’est quoi ?
Ce sont toutes les autres infections virales, bactériennes, parasitaires ou fongiques dont peuvent souffrir les malades de Lyme « en plus » de leur borrelia (la bactérie responsable de Lyme).
Et ce n’est pas rare car 1 patient Lyme chronique sur 2 est porteur d’au moins 1 co-infection.
30 % en cumulent deux ou plus…
C’est tout simplement hallucinant !
Le problème de ces « infections supplémentaires », c’est qu’elles compliquent le diagnostic, et surtout rendent les traitements plus longs et plus difficiles.
Si vous aussi vous avez des symptômes persistants, lisez bien ce qui suit.
Car en réalité, il y a deux mécanismes sous-jacents :
- le premier, c’est le nombre d’agents pathogènes transmis par une tique ;
- le second, c’est l’immunodéficience, à savoir un affaiblissement de votre système immunitaire.
1 morsure de tique = en moyenne 30 microbes au passage !
Les meilleurs experts de Lyme estiment qu’une tique transmet un cocktail de 30 agents pathogènes différents.
Bactéries, virus, parasites, champignons : tous injectés en même temps dans votre organisme !
Parmi eux, on trouve des bactéries comme Bartonella, des virus comme Epstein-Barr (EBV), le cytomégalovirus (CMV) ou encore des parasites comme Babesia ou le toxoplasme.
Côté champignons, on trouve souvent des Candida albicans.
Parfois, l’infection passe inaperçue…
Mais elle peut aussi avoir des « signatures » spécifiques :
- Babesia : ce parasite attaque vos globules rouges comme le paludisme.
Vos symptômes ? Des sueurs nocturnes tous les 3-4 jours, un essoufflement à l’effort, une pâleur…
Une fois installé, votre système immunitaire ne peut plus l’atteindre.
- Bartonella : cette bactérie traverse votre barrière cérébrale et provoque du brouillard cérébral.
Vos symptômes ? Vous perdez vos mots, oubliez les noms familiers ou encore développez des phobies inexplicables.
28 % des patients Lyme en sont porteurs.
- Rickettsia déclenche un syndrome grippal et parfois des éruptions cutanées mystérieuses.
Vos symptômes ? Vous avez de la fièvre, des courbatures, des maux de tête et des douleurs articulaires pendant plusieurs semaines… Pensez-y !
Le hic, c’est que la plupart de ces infections sont difficiles à dépister, même avec une prise de sang (car certains de ces microbes se cachent dans vos cellules).
L’autre point à garder en tête, c’est qu’avoir Lyme va affaiblir votre système immunitaire.
Et ouvrir la porte à la réactivation d’autres infections jusqu’alors en dormance…
Lyme, un SIDA bis ?
Vous me connaissez, je ne ferai pas de la provocation gratuitement.
Pourtant, pour certains spécialistes, Lyme s’apparente bien au SIDA, pour « syndrome d’immunodéficience acquise ».
En effet, au-delà du nombre de pathogènes transmis, Lyme peut réactiver des infections dormantes, notamment :
- Le virus d’Epstein-Barr, le virus de la mononucléose, reprend du service. Vos symptômes ? Vous dormez 12 heures et vous réveillez épuisé.
- Le CMV, le cytomégalovirus, provoque également un syndrome de fatigue chronique.
Mais le plus grave, c’est que ces 2 virus favoriseraient certains cancers[1].
Gardez également en tête que ces co-infections inapparentes peuvent enfin donner lieu à une litanie de maladies :
- pathologies auto-immunes…
- maladie de Crohn…
- diabète…
- Parkinson…
- et même de l’arthrose…
- ou des troubles cardiaques !
Un peu d’espoir si vous êtes concerné(e)
Côté diagnostic, sachez que les laboratoires français standard ratent 80 % des co-infections.
Toutefois, certains laboratoires spécialisés, comme Armin Labs en Allemagne, ou Synlab-Barla en France, utilisent des techniques PCR ultra-sensibles et des cultures prolongées. N’hésitez pas à les solliciter en cas de doute.
Côté thérapeutique, vous l’avez compris : traiter Lyme sans ses co-infections, c’est vider un seau percé.
Car chaque agent pathogène nécessitera sa propre solution thérapeutique.
En tout cas, vous devrez systématiquement passer par la case « stratégie thérapeutique combinée », qui associe des traitements anti-infectieux spécifiques + un soutien du système immunitaire.
Je vous le demande solennellement :
Partagez vraiment cette info autour de vous :
Une morsure de tique peut déclencher une véritable guerre bactériologique complexe.
Et Lyme n’est en réalité qu’une petite partie de l’iceberg…
D’où l’importance de vous protéger… et encore plus de vous ré-informer !
Et pour cela, vous êtes au bon endroit !
Bel été,
Catherine Lesage


