Le vaccin a peu de chances d’être une baguette magique contre la Covid, alors pourquoi en parle-t-on autant ?

On le savait, mais Emmanuel Macron vient de l’avouer, publiquement :

« Les gens qui vous disent : ‘on aura un vaccin au mois de mars prochain ou en avril’, très sincèrement vous trompent »[1].

C’est vrai : dans le meilleur des cas, on n’arrivera pas à vacciner massivement la population avant l’été prochain.

Donc, le vaccin ne servira à rien.

Même si la recherche scientifique fait un petit miracle en accouchant d’un vaccin sûr et efficace en 12 mois, il arrivera trop tard.

Car tout indique que l’essentiel de l’épidémie sera terminé, à l’été prochain.

Déjà aujourd’hui, même avec le retour de la saison hivernale, on n’assiste pas à une vague exponentielle, comme en mars dernier.

Si le coronavirus circule largement cet hiver, l’immunité collective sera certainement acquise au printemps.

Cela ne veut pas dire que le coronavirus disparaîtra totalement.

Simplement, il s’ajoutera aux 200 virus de l’hiver et aux infections respiratoires habituelles, sans « faire de vague », si j’ose dire.

C’est clairement le scénario le plus crédible.

A la sortie de l’hiver, on aura donc atteint le même résultat qu’avec un vaccin efficace : la majorité des gens devraient être immunisés contre la Covid-19.

Donc, si cela se confirme, même le plus parfait des vaccins ne servira à rien.

Ce qui me trouble, c’est qu’on le savait dès le début.

Le 22 mars dernier, je vous écrivais la chose suivante :

« Je serais le premier ravi si l’on découvrait un vaccin contre le coronavirus chinois :

Efficace

Et sans danger

Mais cela n’arrivera probablement pas (vous allez voir pourquoi).

Et même si un vaccin miracle était mis au point, il arrivera trop tard de toutes façons. »[2]

C’était du simple bon sens.

Car tous les gens sérieux savent qu’il faut plusieurs années pour créer un vaccin – et cela, sans la moindre garantie de succès !

Le Pr Raoult le disait parfaitement en février dernier :

« Le vaccin est une espèce de réponse automatique en cas de crise, mais la probabilité de faire un vaccin acceptable, utilisable et fonctionnel est extrêmement faible.

La presse se jette sur ce sujet, vous dit qu’on va avoir un vaccin dans 22 mois, 25 mois, 26 mois, 14 mois. Tout ça, c’est de la science-fiction »[3]

Je rappelle qu’il faut 8 à 10 ans, normalement, pour mettre sur le marché un nouveau vaccin.

Et jamais auparavant on n’a réussi à mettre au point un vaccin efficace contre un coronavirus, malgré plusieurs tentatives.

Même le Dr Anthony Fauci aux Etats-Unis avait reconnu, dès début mars, qu’il faudrait attendre « au moins un an et demi pour avoir un vaccin utilisable »[4].

Donc, il était clair pour qui avait les yeux ouverts que le vaccin ne serait pas la solution contre la Covid, puisqu’il arriverait non seulement bien après la « première vague », mais après une nouvelle saison hivernale !

Pour limiter les dégâts du virus ici et maintenant, il était évident dès le mois de mars dernier qu’il fallait se focaliser sur la prévention (comme la vitamine D et le zinc) et chercher des traitements efficaces, comme l’hydroxychloroquine ou d’autres molécules prometteuses.

Mais c’est l’inverse qui a été fait :

Pourquoi tous ces milliards pour trouver un vaccin, et RIEN sur les traitements naturels ? 

Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron n’a rien dit de la vitamine D, une fois de plus.

Alors que les études scientifiques s’accumulent pour montrer son efficacité très prometteuse contre la Covid, sans le moindre risque pour la santé.

Il y a quelques jours encore, un éditorial publié dans le British Medical Journal[5] dit tout haut ce que tous les spécialistes de la vitamine D pensent tout bas :

Il est clair qu’il faudrait mettre en place de façon urgente ce geste simple : supplémenter et/ou tester puis supplémenter en vitamine D au minimum les malades de la Covid-19 et les personnes à haut risque ».

Mais ni Emmanuel Macron, ni personne dans les médias ne vous parle de vitamine D.

De façon incompréhensible, ils préfèrent parler d’un vaccin qui arrivera trop tard pour la plupart des malades.

Cette focalisation étrange pour le vaccin n’est pas nouvelle.

Déjà le 13 avril dernier, le Président Macron vous disait que la solution prioritaire passait par le vaccin :

« La première voie pour sortir de l’épidémie est celle des vaccins. Tout ce que le monde compte de talents, de chercheurs, y travaille. »[6]

Pourtant, il était évident que ce n’était pas la bonne solution pour « sortir de l’épidémie ».

Que dans les meilleurs des cas, cette « solution » arriverait après l’hiver.

Mais cela n’a pas empêché l’argent de couler à flots, au contraire.

La Commission européenne a signé des contrats de plusieurs milliards d’euros avec l’industrie pharmaceutique, pour des vaccins pas encore testés, dans l’opacité la plus totale[7].

Aux États-Unis, 81 % des projets financés par l’État fédéral (NIAID) sur la Covid portaient sur la vaccination.

Seulement 11 % des financements se sont portés sur les traitements – et encore, il s’agissait surtout du nouveau médicament hors de prix du laboratoire Eli Lilly.

Et il n’y avait donc quasiment aucun budget pour tester des molécules déjà existantes, comme l’hydroxychloroquine ou la vitamine D !

Vous voyez le problème ?

Dès le début, dans les pays occidentaux, des milliards ont été mobilisés :

  • Vers des vaccins incroyablement délicats à créer, et qui arriveraient trop tard de toutes façons ;
  • Ou vers des nouvelles molécules thérapeutiques, elles aussi très difficiles à créer et qui arriveraient trop tard aussi, car il faut beaucoup de temps pour les tester correctement et les produire en masse !

Et on n’a pas mobilisé le centième de ces financements publics pour tester sérieusement des solutions immédiates, prometteuses comme la vitamine D, l’hydroxychloroquine, le zinc, l’ivermectine, et d’autres molécules qui trônent déjà sur l’étagère de votre pharmacie !!!

Comment ne pas voir que les décisions publiques sont guidées par l’intérêt de l’industrie pharmaceutique, et non celui des patients ?

Il faut bien comprendre que les vaccins sont une manne financière inouïe pour Big Pharma :

  • Car on peut vacciner toute la planète, soit près de 8 milliards de gens, sans compter les rappels éventuels – c’est donc beaucoup mieux qu’un traitement, même hors de prix, qui ne concerne que les malades ;
  • Et en plus, les autorités publiques sont là pour aider l’industrie : l’Etat peut rendre le vaccin obligatoire, et décide généralement d’indemniser les victimes d’effets indésirables !

Bref, c’est le business idéal : largement financé sur fonds publics, vendu à toute la planète, et sans risque d’être poursuivi en justice par les victimes d’accidents vaccinaux.

A part l’argent, je ne vois pas d’autre explication à cette focalisation étrange sur le vaccin comme réponse à la crise actuelle.

Car non seulement on savait qu’il arriverait trop tard…

…mais on savait aussi qu’il est très improbable de créer un vaccin sans danger :

Créer un vaccin sans effet indésirable grave est mission impossible

Le vaccin, comme n’importe quel médicament, a toujours des effets indésirables.

Et parfois, ces effets indésirables sont très sérieux.

Souvenez-vous du vaccin Pandemrix de GSK, créé à la hâte en 2009 contre l’épidémie de grippe A H1N1, qui a causé des centaines de cas de narcolepsie, une maladie invalidante[8].

La vraie question est donc de savoir si le bénéfice du vaccin l’emporte sur le risque.

Si la Covid-19 tuait 20 % de la population, il est clair que tout le monde accepterait un vaccin risqué, qui cause parfois des accidents graves.

Mais en réalité, la mortalité de la Covid-19 concerne entre 0,1 et 0,7 % de la population au maximum.

Et en plus, c’est tout sauf un billet de loterie. On sait très bien qui risque de mourir : les personnes de plus de 70-80 ans en très mauvaise santé.

Même à 85 ans, vous n’avez quasiment aucun risque de mourir du coronavirus si vous êtes en pleine forme.

Quant aux moins de 60 ans, quel que soit leur état de santé, ils ont plus de risque de mourir d’un accident de la circulation que de la Covid.

Dans ces conditions, vous imaginez bien qu’il faut un vaccin sûr, sans le moindre risque.

Même 1 accident sur 10 000 serait très mal vécu, à juste titre.

Le problème est qu’il est impossible de créer un vaccin sûr à 100 %…

…et c’est encore plus impossible en 18 mois, puisqu’un vaccin est habituellement testé pendant plusieurs années !

D’ailleurs, les premiers essais cliniques s’arrêtent les uns après les autres, à cause d’accidents vaccinaux.

Je vous ai dit que le vaccin d’AstraZeneca avait vraisemblablement causé 2 maladies graves (sclérose en plaque et myélite transverse).

Depuis, le groupe Johnson et Johnson a lui aussi dû interrompre l’essai clinique sur son vaccin, car un des participants a subi une « maladie inexpliquée »[9].

C’est très inquiétant, car les participants à ces essais sont généralement jeunes et en excellente santé, donc pas du tout représentatifs de ceux qui recevront vraiment le vaccin en priorité.

Et le plus fou, dans tout ça, c’est qu’avec les tests actuels, on n’aura aucune idée réelle de l’efficacité du vaccin :

Même la chaîne CNN le dit : les tests actuels ne nous diront RIEN de l’efficacité du vaccin !!!

La chaîne d’information CNN[10] vient de publier des informations capitales, en relayant un excellent éditorial publié dans le British Medical Journal.

Selon l’expert de Peter Doschi, éditeur associé au BMJ, il y a beaucoup de fantasmes sur les études de phase 3, conduites en ce moment :

« Aucun de ces essais cliniques n’est conçu pour détecter une réduction de conséquences fâcheuses, comme une hospitalisation, une admission en soins intensifs, ou la mort.

Ces essais n’ont pas non plus été conçus pour dire si le vaccin peut interrompre la transmission du virus »[11].

Voilà un aveu tout à fait extraordinaire, non ?

Ce que nous dit tranquillement cet expert, c’est qu’à la fin des études actuelles sur les vaccins en préparation, on ne saura pas si ces vaccins :

  • Ont un effet, oui ou non, sur la transmission du virus, donc la poursuite de l’épidémie ;
  • Ont un effet, oui ou non, sur la gravité de la maladie, si vous êtes infecté.

Bref, on ne saura rien de leur intérêt réel contre la Covid !

Et pourtant, c’est sur la base de ces essais cliniques qu’on va probablement chercher à vacciner la population entière !

Je sais que cela paraît fou, mais c’est un problème mathématique incontournable :

« Les hospitalisations et les morts pour Covid-19 sont trop rares chez les patients testés dans ces essais cliniques pour qu’on puisse montrer une différence significative, sur 30 000 personnes.

Même chose pour la capacité du vaccin à sauver des vies ou à éviter la transmission du virus : ces essais ne sont pas conçus pour le savoir. »

C’est logique : les études sont fondées sur des patients globalement jeunes et en bonne santé.

Donc non seulement ils ne seront pas tous infectés, mais ceux qui sont infectés n’ont que très peu de risques d’être hospitalisés, et aucun risque de mourir.

Le Pr Raoult l’a très bien expliqué sur Radio Classique[12] :

« Pour pouvoir utiliser un vaccin, il faut que le bénéfice soit très important par rapport au risque.

Or si on gère les choses de façon raisonnable, il n’y a pas de morts en dessous de 65 ans, sauf personnes avec cancer métastasé.

Donc les gens atteints sont les gens de plus de 80 ou 85 ans, et on sait avec la grippe que ces gens sont très peu réactifs au vaccin, donc cela va être compliqué de faire un vaccin pour eux.

Quant à donner le vaccin à des plus jeunes, quand vous êtes dans des taux de mortalité de 0,01 %, il faudrait tester des centaines de milliers de personnes, voire des millions de personnes, pour être sûr que le vaccin est sûr, qu’il ne présente pas plus de dangers que d’avantages pour une maladie qui a un taux de mortalité aussi faible. »

Et il a enfoncé le clou sur CNews[13] :

« Regardez ce qui s’est passé sur le Charles de Gaulle, où il y a 0 mort sur une population de 1 700 personnes exposées, dont 1 200 ont été malades (chiffres donnés de tête). Cela veut dire que la vaccination ne va pas changer l’espérance de vie de toute une partie de la population.

Ensuite on sait que chez les gens très âgés, l’immunisation de ces vaccins est très faible.

Donc pour garantir la sécurité de ces vaccins, il faudrait un nombre de patients testé et surveillé colossal : plusieurs centaines de milliers, voire un million de personnes.

Car le risque de la Covid dans une partie de la population est si faible qu’il va falloir un vaccin dont on soit sûr de la sécurité, donc ça prend du temps ».

Bref, il n’y a que deux possibilités :

  • Soit on teste les vaccins sérieusement, et ils n’arriveront pas avant au moins 2 ou 3 ans, donc définitivement trop tard ;
  • Soit on se contente des tests de phase 3, et on ne saura pas si le vaccin qui vous sera donné l’été prochain ne comporte pas plus de risques que de bienfaits : vous serez des cobayes.

Décidément, il y a quelque chose qui cloche.

PS : Facebook a annoncé qu’il allait « interdire les annonces cherchant à dissuader les utilisateurs d’aller se faire vacciner »[14].

Je précise donc que je ne cherche ni à « dissuader », ni à « encourager », mais à vous informer.

Sources

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