Covid quel traitement votre médecin va t il vous prescrire ?

Covid : quel traitement votre médecin va-t-il vous prescrire ?

Difficile de dire si, oui ou non, l’épidémie redémarrera à l’automne.

Dans le doute, mieux vaut s’y préparer.

Comme vous le savez, il y a énormément de choses à faire par soi-même, pour se protéger et se soigner naturellement.

Mais il faut aussi se poser cette question capitale.

Si vous, ou un de vos proches, êtes infecté, comment serez-vous soigné médicalement ?

Votre médecin aura-t-il le droit de vous prescrire le protocole du Pr Raoult, dès les premiers symptômes ?

Ou bien vous renverra-t-il chez vous, avec du Doliprane ?

Et surtout, si vous avez le malheur d’être hospitalisé pour cause de Covid-19, les médecins vous injecteront-ils un médicament appelé remdésivir, en intra-veineuse ?

A cette dernière question, la réponse est : oui, très probablement.

La Commission européenne vient de faire du remdésivir « le premier médicament autorisé au niveau de l’Union Européenne pour le traitement contre le COVID-19 »[1].

Dans la foulée, le 16 juillet dernier, l’Agence du Médicament (ANSM) a délivré une autorisation temporaire pour ce médicament en France.

En Suisse, aussi, les autorités de santé ont autorisé la commercialisation de ce médicament – et seulement ce médicament – contre le Covid-19[2].

Et c’est tout simplement hallucinant.

Car vous allez voir que ce médicament, le remdésivir :

  • N’a pas fait la preuve de son efficacité contre le Covid-19 ;
  • Est extrêmement toxique, pour les reins notamment ;
  • Et coûte 2 000 euros par patient, là où le protocole Raoult ne coûte que 20 euros

La « victoire » de ce médicament hors de prix contre l’hydroxychloroquine est la preuve que le système médical occidental est totalement sous influence de l’industrie pharmaceutique.

Vous allez le voir, avec l’histoire incroyable de la « bataille » entre la chloroquine et le remdésivir.

C’est un vrai roman d’espionnage, à rebondissement.

Il y a tous les ingrédients d’une saga de l’été : la corruption des experts, la mauvaise foi et l’incompétence des politiques, la manipulation des médias, la fraude scientifique.

Parmi les « temps forts » de cette saga : une petite entreprise de 3 personnes, dont la directrice commerciale est actrice de films X, a réussi à « dézinguer » la chloroquine en publiant une étude frauduleuse dans The Lancet, un des journaux médicaux les plus prestigieux au monde !

C’était en mai dernier… mais j’y reviendrai un peu plus tard, ne brûlons pas les étapes.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les dés étaient pipés dès le départ :

Depuis le tout début, ils veulent vous injecter ce médicament dangereux

Le remdésivir a été créé par le laboratoire Gilead pour lutter contre Ebola.

Le problème est que ce traitement ne marchait pas vraiment, et de toute façon, le nombre de malades était trop petit pour que ce médicament soit rentable.

Alors quand l’épidémie de Covid-19 a commencé en Chine, Gilead y a vu une opportunité inespérée pour « écouler » son médicament anti-viral.

Cela a commencé par une bonne nouvelle pour Gilead : en février dernier, une étude a montré que le remdésivir avait une efficacité contre le coronavirus dans une éprouvette.

Le problème, pour Gilead, est que la même étude a montré que la chloroquine était également très efficace in vitro.

Pour Gilead, il fallait agir vite et fort. Alors le laboratoire a « lâché les chiens ».

Dès le début de l’épidémie, Gilead a utilisé tous ses leviers d’influence – et ils sont considérables – pour faire du remdésivir LE traitement officiel du coronavirus.

Pour cela, il fallait faire croire qu’il avait une efficacité… il fallait masquer ses effets indésirables… et surtout, il fallait abattre son principal concurrent, l’hydroxychloroquine.

Ce n’était pas une tâche facile, loin de là.

De fait, même quand on s’appelle Gilead et qu’on dépense des millions en lobbying, cela relevait de la « mission impossible ».

Car le remdésivir avait beau avoir montré une efficacité in vitro, il y avait au moins 4 raisons objectives de s’en méfier, dès le départ :

  • Le remdésivir n’était pas un médicament commercialisé : il n’avait encore jamais été mis sur le marché, et Gilead n’avait pas la capacité de le produire en quantité suffisante en plein cœur de l’épidémie (mars-avril-mai), pour soigner des centaines de milliers de patients ;
  • Comme c’était un médicament nouveau, on n’avait aucun recul sur ses effets indésirables – les résultats des essais cliniques étaient même plutôt inquiétants, avec une toxicité avérée pour les reins ;
  • Le remdésivir est un médicament qui est injecté en intraveineuse : il ne peut donc être administré qu’à l’hôpital, donc au moins 7 à 10 jours après l’infection, alors qu’on sait que les anti-viraux ne fonctionnent vraiment qu’au tout début de l’infection.
  • Et pour couronner le tout, le remdésivir était annoncé à plusieurs milliers d’euros le traitement, un prix exorbitant.

Au contraire, toujours en février dernier, l’hydroxychloroquine avait, objectivement, tout pour plaire.

Comme le remdésivir, elle avait fait preuve de son efficacité in vitro contre le nouveau coronavirus.

Mais elle avait beaucoup d’autres avantages :

  • L’hydroxychloroquine est un médicament facile à fabriquer et déjà produit massivement par de nombreux laboratoires dans le monde : il était donc possible de fournir aux malades du monde entier des milliards de doses dès le mois de mars ;
  • C’est une molécule ancienne, avalée par des centaines de millions de patients depuis une cinquantaine d’années : non seulement c’était un des médicaments les plus sûrs au monde, mais on connaissait parfaitement ses rares effets indésirables, ses éventuelles interactions et les moyens de les éviter. 
  • C’est un médicament qui se prend par voie orale : il peut donc être prescrit par un médecin généraliste et avalé par le patient chez lui, dès les premiers symptômes, ce qui est crucial pour bénéficier de son potentiel effet anti-viral ;
  • Et pour ne rien gâcher, ce médicament ne coûtait presque rien, à peine 5 euros la boîte.

Sur le papier, il était donc évident, dès la mi-février, que l’hydroxychloroquine était nettement plus prometteuse pour lutter contre l’épidémie.

Et c’est devenu encore plus manifeste, fin février, quand les Chinois ont annoncé que la chloroquine avait confirmé son efficacité sur des malades, grâce à des essais cliniques.

A ce moment-là, il était évident que l’hydroxychloroquine était le médicament le plus prometteur, de très loin.

On avait là un traitement très sûr, immédiatement disponible partout dans le monde, que l’on pouvait prendre dès les premiers symptômes… et qui avait montré son efficacité in vitro et in vivo, donc chez des vrais malades, par au moins une étude chinoise, randomisée et en double aveugle.

Bref, il n’y avait pas photo, surtout comparé aux autres médicaments en lice.

C’est ce qu’a compris immédiatement le Pr Raoult, le plus grand spécialiste français des maladies infectieuses – et c’est ce qu’il a déclaré publiquement à la fin du mois de février.

Et pourtant…

Ce qui s’est passé après est effarant, presque inimaginable :

Le 5 mars, le Haut Conseil de la Santé publique écrit dans un avis officiel :

« A ce jour dans l’attente de résultats d’essais cliniques dans le COVID-19, le traitement spécifique à privilégier selon une approche compassionnelle est le remdésivir. »

Pourtant, comme vous l’avez compris, il n’y avait aucune bonne raison de privilégier ce médicament.

Pire : le 11 mars, la France annonce le lancement d’un grand essai clinique, Discovery, pour tester des traitements contre l’épidémie.

Et croyez-le ou non, mais nos « grands scientifiques » qui ont préparé cette étude n’avaient même pas prévu de tester la chloroquine ou l’hydroxychloroquine !

Je répète tellement cela paraît incroyable : le traitement de loin le plus prometteur contre le Covid-19 n’avait pas été retenu pour faire partie du plus grand essai clinique français.

Pour une bonne raison : ceux qui ont pris cette décision avaient des liens d’intérêt très étroit avec Gilead et d’autres compagnies pharmaceutiques[3].

Il a fallu la pression du Pr Raoult et de l’opinion publique pour qu’ils reviennent sur cette décision et finissent par intégrer l’hydroxychloroquine à l’étude Discovery.

Mais vous voyez déjà à quel point les dés étaient pipés, dès le début.

Dès le mois de janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé elle-même avait déjà mis en avant le remdésivir, sans raison valable, si ce n’est la puissance de lobbying de Gilead.

En janvier, pourtant, on ne savait strictement rien de l’intérêt du remdésivir

…alors qu’on savait que la chloroquine, elle, avait montré en 2005 une grande efficacité in vitro contre le SRAS (Sars-cov), un coronavirus très proche du nouveau SARS-COV-2[4] !

Bref, dès le mois de janvier, il était clair que la chloroquine et l’hydroxychloroquine devaient être testées en priorité… et c’est bien ce qu’on fait les Chinois, à juste titre !

Mais dans les pays occidentaux, sous influence de Gilead, cela a été une autre histoire.

En France, les autorités sont allées jusqu’à interdire aux médecins de prescrire l’hydroxychloroquine, le principal concurrent du remdésivir de Gilead, le 27 mars.

Et pour être sûr que les Français n’aient pas accès à ce médicament, le gouvernement a interdit également aux pharmacies de ville de le délivrer aux malades.

C’est fou, invraisemblable, criminel.

Car entre-temps, le Pr Raoult avait déjà publié ses propres études sur l’hydroxychloroquine, qui confirmaient son côté prometteur, associé à l’azithromycine.

Et ce n’est que le début de la saga.

Ce qui s’est passé entre mars et juillet 2020 est sans doute encore plus fou.

Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment des études cliniques frauduleuses ont été montées en épingle pour discréditer ce médicament…

…et comment des essais cliniques ont été manipulés pour promouvoir le remdésivir.

Je vous parlerai aussi de Gilead, son pouvoir incroyable en France et dans le monde occidental.


Sources

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64 commentaires

Soumagnac 22 juillet 2020 - 10 h 18 min

Merci pour ces informations, mais hélas nous sommes pris au piège, car que peut-on prendre pour se prémunir avant d’en arriver à ce monstrueux piège?
Puisque même les pharmacie ne peuvent délivrer le traitement du Docteur RAOUL que je salue au passage.

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Rollin 22 juillet 2020 - 8 h 30 min

J’espère que vous avez réussi à trouver un proche Macron qui lit et encore mieux lui fait lire votre lettre ! Si non c’est trop dommage car nous nous sommes déjà convaincus donc outrés de ces scandales à répétition !

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Bourguet 22 juillet 2020 - 8 h 15 min

Pourquoi ne donne-t-on pas plus de crédits aux huiles essentielles qui sont de bon antivirus?
Pour ma part c’est ma pratique depuis longtemps.

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Renard 22 juillet 2020 - 7 h 57 min

Je ne suis guère surpris par vos affirmations.
Le business médical génère l’inflation des dépenses de santé en France et on dirait bien que le malade qui est la Sécurité Sociale en redemande.

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Gremigni Patrice 22 juillet 2020 - 7 h 55 min

Merci
Heureusement que des personnes telle que vous ont le courage de se lever contre ce système mafieux..
C’est révoltant !
Bonne journée..

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Annick 22 juillet 2020 - 7 h 47 min

Bonjour
Et encore merci de toutes ces infos capitales J’ai deux questions : Peut’on oui ou non se procurer de l’hydroxychloroquine quelque part ?
Et aussi : ma grand-mère nous faisait boire du « quinquina » tous les printemps C’était bon pour la santé disait-on, ça requinquait et ça tuait les vers de l’hiver C’était une préparation à base de vin rouge dans lequel on ajoutait un genre de teinture mère qu’on trouvait en pharmacie J’aimerais bien retrouver le nom de cette mixture elle est peut-être encore en vente libre

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Annick 22 juillet 2020 - 7 h 27 min

Bonjour
Et encore merci de toutes ces infos capitales J’ai deux questions : Peut’on oui ou non se procurer de l’hydroxychloroquine quelque part ?
Et aussi : ma grand-mère nous faisait boire du « quinquina » tous les printemps C’était bon pour la santé disait-on, ça requinquait et ça tuait les vers de l’hiver C’était une préparation à base de vin rouge dans lequel on ajoutait un genre de teinture mère qu’on trouvait en pharmacie J’aimerais bien retrouver le nom de cette mixture elle est peut-être encore en vente livre

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Jean-José FIN 22 juillet 2020 - 7 h 18 min

…Refrain connu: « quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage »…
C’est vieux comme le monde! Et on n’en aura malheureusement jamais fini contre les énormes intérêts financiers en jeu dans ces batailles!
Pauvre humanité, sans cesse à la merci des pouvoirs exorbitants de quelques « avides » du maximum de profit en un minimum de temps…

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Picard Régine 22 juillet 2020 - 7 h 09 min

Merci d’être la première personne qui tente de répondre à la question que je me pose depuis un moment, donc j’attends la suite pour apprendre comment et où je pourrai être  » bien soignée  » si je contracte ce virus……

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David 22 juillet 2020 - 6 h 40 min

Hallucinant! Honteux! Et dire qu’on leur fait confiance. Merci à vous.

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